Oui, c'est un homme assez sévère, dans le sens austère. Et à la limite de la méchanceté avec certain.e.s pour tout te dire. C'est aussi quelqu'un de vachement susceptible. Genre aujourd'hui je l'ai trop vexé parce que j'ai mal construit ma phrase et il a eu l'impression d'être mis en cause alors que je remettais en cause le texte dont on parlait. Il a fait un foin le keum ! Il s'est sincèrement senti attaqué et j'ai senti dans sa défense qu'il cherchais à contextualiser mes propos (tu dis ça, toi, en tant que femme féministe engagée) pour minimiser la portée de ce que je venais de dire. Ce qui est une manière de procédé digne d'un grand vexé, vous en conviendrez.
Plus tard on en a parlé en privé et il s'est senti attaqué en tant qu'homme, et en tant que prof. Donc clairement, il doit pas avoir l'habitude d'être présenté autrement qu'en position supérieure.
Ma prof-copine m'a dit "c'est un homme controversé"... Il a pas été super choupi avec elle quand elle passait son diplôme de l'école. Genre carrément méchant gratos en fait. Du genre "je parierai pas un kopeck sur votre gueule" quoi. Bon, il a pas dit votre gueule, mais on reste dans le ton.
Mais il dégage un truc aussi. Vraiment.
Même si mes collègues sont en fait pas vraiment d'accord avec moi...
Bon, vous voulez que je vous raconte tous les trucs qui font que je suis sûre qu'il m'aime ? Alors attachez vos ceintures, en route pour le pays de l’interprétation et de l'exagération !
Comment j'ai rencontré l'Homme Susceptible ?
A mon petit cours du mercredi matin. J'ai eu un seul cours avec lui et là, problème : le mercredi matin, je travaill(ais)e pour la mondialisation. Donc impossible de suivre ce cours. Et demander aux autres écoliers de prendre le cours et de me le donner après, c'est juste NO WAY !
Alors je tente le tout pour le tout et (comme d'hab) je pond un mail de 300 pages pour lui demander une petite faveur... qu'il prenne mon enregistreur et qu'il enregistre ses cours tous les mercredis.
Contre toute attente, ce fut un beau oui.
Alors déjà, tu vois comme c'est chou !
Et puis donc, le lundi j'ai un grand cours avec lui. Un cours un peu spé d'ailleurs, où il sont deux profs en même temps et nous font passer des films un cours sur deux. Du coup, le cours où on regarde pas un film, on parle du-dit film. Du coup, on cause. Encore du coup, je tombe amoureuse de ses pulls fins rose pastel et de l'Homme qu'il y a dedans.
Et puis bon, chaque lundi on se voit, deux petites minutes entre chaque cours, pour que je récupère le fichier-son du petit cours. Ça crée des liens ça tu vois. Et puis il m'avait déjà fait le coup, deux-trois fois, de me taper sur la tête avec son journal replié. Parce que j'avais été terriblement insolente ou que j'avais minaudé devant lui avec la grâce d'une truie-phacochère. Tu vois, c'était beau, intime, et sexuel. (Oui je parle bien du moment où il me tapait sur la tête avec son journal et son air faussement sévère).
Comment tout a changé entre nous ?
Oui parce que cette petit idylle habituelle (ça va, on le sait à force que mon activité favorite à l'école c'est de minauder devant mes maîtres d'école) s'est transformé en véritable passion destructrice de l'amour suprême irraisonnable pour une raison tout particulière : il a PERDU mon enregistreur.
Enfin, non pas vraiment perdu-perdu... Genre, pas pour toujours quoi. Bon, attends, j'm'explique !
Un beau jour (ou peut-être une nuit, coucou Barbara) (à ce propos, je n'ai juste JAMAIS rappelé Barbara) (bref) : Un beau jour, j'ai besoin de mon enregistreur avant la date prévue, because l'Elfe va faire un interviouve et qu'il en a besoin. Donc je me rends dans son beau grand bureau personnel (pour situer, il y a le mot DIRECTEUR sur sa porte) (tu situes mieux là ?) où - damn it! - il n'était pas seul. Mais peu importe.
Donc dans son bureau, j'arrive avec mes yeux-paillettes et ma douce voix mielleuse et je quémande mon enregistreur illico-presto. Et ne voilà-t-il pas ce connard, avec un doux sourire sur sa gueule, et un air désinvolte à gifler, m'apprend qu'oops, il l'a oublié dans la salle. Mais attention gens, quand je te dis un air désinvolte je plaisante pas l'ombre d'une seconde : il en avait rien à secouer !
Bon, comme j'ai une totale confiance en les élèves de mon école (pour prendre mes cours no way, pour récupérer un engin électronique en classe, no problemo), j'ai pas stressé et je lui ai demandé, dans ce cas précis, de me faire un mot histoire que l'école me prête un enregistreur à elle. Bon, je vous passe les détails mais j'ai du retourner dans son bureau une deuxième fois et là, dans la moiteur et la sexualité de cette ambiance, avec un témoin ressemblant à James Franco dans la pièce et l'Elfe qui m'attendait derrière la porte, je suis officiellement tombée amoureuse de l'Homme Susceptible.
Et depuis, j'y vais de regards paillettes en regards admiratifs... de drague éhontée en admiration pathétique.
Bon, mais hier, notre relation a pris un nouveau tournant. Celui du chassé-croisé activé (comprenez : on en arrive au point maximum de l’interprétation et de l'exagération de ma note de blogue).
Bon, donc hier. Deux grand cours d'affilé avec lui. Dans le deuxième, petit fight entre lui et moi en public parce que, comme dit plus haut, il a pris pour lui quelque chose que je reprochais à ce qu'on était en train d'étudier (Homme Susceptible je vous dit) (puis têtu et capricieux j'vous jure...).
Bref. La fin du cours arrive, et là COMME PAR HASARD, en partant de la salle de classe il s'arrête SUPER LONGTEMPS pour regarder des feuilles qui traînaient par là sur le bout de la rangée où j'étais. COMME PAR HASARD ! Moi je vous l'dit, il faisait exprès. Il m'attendait là. Il m'a donné l'opportunité d'aller le voir.
Bon, mes copines sont pas super d'accord avec cette version. Elles, elle disent que bon, il s'est arrêté là parce qu'il était curieux de ses feuilles. Mon cul ouais ! (Elle y connaisse rien au chassé-croisé de l'amour subtil) (Même si elles disent que si).
Bref, j'ai donc saisi l'occasion (pas la perche, #huhu) et j'ai trouvé un prétexte DÉBILE pour lui parler. Débile et honteux même. Tu sais pas ce que j'ai osé lui minauder ? "Dites... *clignements d'yeux* Vous me détester maintenant ? *grands yeux humides*".
S'en est suivi une conversation dont j'ai totalement oublié la teneur, trop occupée à fantasmer son corps dans le mien. Mais en gros, non ça va, il me haïs pas.
Au bout d'un moment, je m’aperçois qu'en parlant, on a quitté la salle. Et là, c'est le moment où 1. je me réveille de ma torpeur amoureuse 2. il doit partir, quand même et 3. il m'avoue publiquement son amour.
Enfin, son amour... J'exagère un peu tu vois. Mais n'empêche, il m'a fait un regarde de braise hollywoodien sexy qui te regarde de bas en haut avant de parler d'un air énigmatique, sensuel et ferme et il m'a dit "Allez, à plus tard".
La vie de moi, c'était chaud. La vie de moi il m'a regardé de bas en haut avant de parler. La vie de moi il avait un regard ardent. (Coucou Nadhir) (qui m'a soufflée ce terme en fait).
Pour un aperçu du regard, veuillez mixer ça :
et ça :
Et cette phrase... grr.. tu trouves pas que tout est dans la désinvolture du "Allez" ? Pour mieux me torturer d'un "à plus tard" sensuel et prometteur ?
Bref. Autant vous dire que j'étais rouge comme jamais. Et qu'il l'a vu. S'en est suivi moultes moqueries de mes camarades d'école (Nadhir = monstre vil, méchant et diabolique).
Mais c'est pas fini gens. Il y a une suite à cette évenement rougeoyant.
La suite
Bon, là l'Homme Susceptible s'en est allé, et moi et mes copines idem. Direction les photocopies pour elles, les transports en commun pour moi. Et là, au moment où j'arrive au grand arrêt du transport en commun, qui vois-je ?! L'Homme Susceptible, évidement !
Il était genre, tout à gauche. Genre au bout quoi hein. Et moi, j'arrive par la droite. Plutôt que d'attendre à l'extrême droite, j'avance un peu, genre milieu droit (mais quand même plus Coppé que Fillon tu vois). Et là, qui c'est qui vient s'asseoir EXACTEMENT à côté de là où j'étais debout, me regarde et me fait coucou de la main ?!
Non mais oui, lui.
Z'allez pas m'dire qu'il l'a pas fait exprès quoi !
Il est venu à côté d'moi oui oui oui ! Evidemment j'ai saisi l'occasion again, et j'ai vite trouvé un truc sans intérêt à lui dire. (Je lui ai parlé de mon dictaphone, c'est vous dire le niveau). Et là le transport en commun est arrivé, et on était ensemble tout le trajet, et on parlé tout le trajet. Et il était en face de moi tout le trajet (alors que c'était trop pas stable, et qu'il a failli tombé dix-hui fois) (perso, j'attendais que ça quoi, qu'il me tombe dessus). Et là, j'peux vous dire que j'en ai envoyé du regard paillette ! Des kilos-tonnes ! Tellement que je suis sûre que c'était indécent.
Maintenant je le veux et il le sait.
Cette nuit, j'en ai même rêvé. J'lui dit ou pas ?
1 avis:
J ai certainement loupé des épisodes car qui est Barbara?
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Fôtthe dhaurtograffe et GROS MOTS autorisés.
Langage sms, si on pouvait éviter...