Pour qui me connait un peu, vous devez savoir qu'aucune conversation n'est possible avec moi sans contextualiser les choses. C'est très sournois finalement, parce que ça excuse tout : "Ouiiiii nan mais attennnnds. Dans ce contexte très précis... blah-blah-blah". En fait, on peut lui faire dire n'importe quoi au contexte.
Mais accrochée à ma contextualisation comme une moule à son rocher (...), je continuerais d'en user et d'en abuser. Considérant que sans contextualisation un dialogue est vain.
Et aux vues de certaines réactions à ma Love Story avec l'Homme Susceptible, je me sens obligée de me contextualiser moi-même.
Gens,
Il y a un monde entre ce que je montre et ce que je suis. Thanks Captain Obvious vous me direz, mais n'empêche, je crois qu'il faut insister sur le fait que c'est réel et que j'en ai conscience. Loin de moi l'idée de me faire passer pour ce que je ne suis pas, et s'il faut le préciser à chaque fois : challenge accepted ! Je n'ai pas conscience de qui je suis "réellement" ce qui me frustre assez mais comme je m'obstine, à tort, merci, de chercher la réponse dans l'inaction... bien sûr que ça n’avanceras pas. Ceci dit les seules actions que j'ai menées jusque là m'ont permise de savoir ce que je ne suis pas. Et non les gens, je ne suis pas ce genre de fille super-sexuelle dans les formes ou des les faits. C'est un jeu, avec vous et avec moi-même.
Cette love-story d'étudiante par exemple, elle n'a cette forme que parce que j'ai un "public" qui la réclame. Parce que c'est drôle.
Alors évidemment que cet Homme m'aime comme un bout d'chou, comme une étudiante rougissante qui le regarde avec des yeux paillettes et lui cours après dans les couloirs. Evidemment qu'il ne me considère pas comme une potentielle femelle à enfoncer contre la porte de son bureau. Et c'est heureux parce que je n'en veux pas.
Alerte info :
Je n'aime pas ce sexe là. Définitivement. Je m'y ennuie.
Je redoute ce moment dans chaque relation, tout en le recherchant je vous l'accorde, et la seule chose que j'y apprécie, ce sont les câlins de fin (quand je réussi à les avoir). J'ai besoin d'amour et je ne retrouve pas l'amour dans le sexe.
Ma fille dans les bras, je la bougerais pas pour du sexe. Même avec l'Homme Susceptible, même avec Ronald McDonald, Même avec James Franco.
Bon, Keira Knightley peut-être. Mais c'est une autre histoire...
NB : Les conseils du type "be yourself" merci de les ravaler aussi sec dans votre bouche. Ce jeu quotidien de séduction n'empêche en aucun cas une présentation de moi réelle IRL. C'est un jeu, pas un costume. Je ne souffre pas. Je ne cache rien derrière.
Forcément, il y a des conséquences fâcheuses, comme des gens qui croient dur comme fer que je veux coucher avec eux depuis des années alors que je vomis d'y penser. Parce que forcément SexMuchine aborde sa relation avec l'autre par le biais du sexe et de la séduction. Mais il n'y a que les idiot.e.s qui s'y laisse avoir. Vous considérez-vous vraiment comme tel.le.s ?
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vendredi 7 décembre 2012
jeudi 6 décembre 2012
Aveu
Gens,
Je vous avoue qu'après l'envoi de ce mail, j'étais quand même vachement coupée en deux dans mon coeur. J'avais peur, j'étais dans l'attente, j'avais chaud, j'avais froid. Surtout j'avais un peu peur.
Tout à l'heure j'étais en cours, un long cours, de quatre heures, et on a eu une pause. Je me suis donc littéralement jetée sur mon ordinateur dans le but évident de regarder ma boîte mail. Et là, Saint Graal.
Un nouveau message.
Bah franchement, si après l'avoir lu vous êtes pas complétement okai avec le fait qu'il m'aime, je sais plus quoi vous dire !
Je vous avoue qu'après l'envoi de ce mail, j'étais quand même vachement coupée en deux dans mon coeur. J'avais peur, j'étais dans l'attente, j'avais chaud, j'avais froid. Surtout j'avais un peu peur.
Tout à l'heure j'étais en cours, un long cours, de quatre heures, et on a eu une pause. Je me suis donc littéralement jetée sur mon ordinateur dans le but évident de regarder ma boîte mail. Et là, Saint Graal.
Un nouveau message.
Bah franchement, si après l'avoir lu vous êtes pas complétement okai avec le fait qu'il m'aime, je sais plus quoi vous dire !
Tu as jusqu'à la semaine de partiels de janvier pour rendre (pas au sens de vomir).
Bien vu sur le rapport à "Lamère" ! Je pensais poser le pb la prochaine fois.
Au semestre suivant, je fais un cours le mardi en fin de journée ; je serais ravi que tu viennes y faire du foin.
Au semestre suivant, je fais un cours le mardi en fin de journée ; je serais ravi que tu viennes y faire du foin.
NON MAIS LE GARS IL M'INVITE EN COURS QUOI !!
Et il fait de l'humour.
Alors ?!
mercredi 5 décembre 2012
Glissement de terrain
Bon, pour tout vous dire, je l'ai mailé.
Monsieur,
Je voudrais bien savoir si le devoir du cours on doit vous le rendre genre mercredi qui arrive, ou pas. Parce qu'il serait temps que je m'en inquiète je pense.
Je voulais aussi vous dire que j'ai pas discuté en cours ce matin parce que j'avais pas envie de faire un foin dans votre cours encore (rapport à lundi) mais quand même, "le rapport à la mère" c'est pas un peu périmé en 2012 ? Ça faisait un peu entité magique quoi... non ? "Lamère".
Bon. Et sinon je voulais savoir un autre truc. Je sais pas trop si c'est déplacé de demander ça ou pas mais bon. Bref. Vous serez encore mon prof au prochain semestre ?
Non parce que j'ai pas le programme du prochain semestre et ça m'inquiète cette histoire.
Allez courage,
Je vous laisse tapoter gracieusement le clavier pour me répondre.
Bien à vous,
SexMuchine (comme lundi).
Monsieur,
Je voudrais bien savoir si le devoir du cours on doit vous le rendre genre mercredi qui arrive, ou pas. Parce qu'il serait temps que je m'en inquiète je pense.
Je voulais aussi vous dire que j'ai pas discuté en cours ce matin parce que j'avais pas envie de faire un foin dans votre cours encore (rapport à lundi) mais quand même, "le rapport à la mère" c'est pas un peu périmé en 2012 ? Ça faisait un peu entité magique quoi... non ? "Lamère".
Bon. Et sinon je voulais savoir un autre truc. Je sais pas trop si c'est déplacé de demander ça ou pas mais bon. Bref. Vous serez encore mon prof au prochain semestre ?
Non parce que j'ai pas le programme du prochain semestre et ça m'inquiète cette histoire.
Allez courage,
Je vous laisse tapoter gracieusement le clavier pour me répondre.
Bien à vous,
SexMuchine (comme lundi).
mardi 4 décembre 2012
Christopheeeeeeeeeeeuhan
Je voulais juste prévenir tout le monde que si moi j'ai un problème d'amour irrationnel envers un type susceptible colérique et antiféministe, mes copines elles, elles ont un problèmes avec un mec qui ressemble à Lorànt Deutsch (même si elles disent que non) et qui fini une phrase sur trois par un eeeeeeeeeeeeeeeeeuhan, accompagné d'un regard de veau vide.
Bon, au moins avec celui-là, on peut faire l'amour tranquille. Pas de risque d'entendre les kopecks tomber sur le sol en tintinabulant. #privatejoke
| Parfaitement ! |
Bon, au moins avec celui-là, on peut faire l'amour tranquille. Pas de risque d'entendre les kopecks tomber sur le sol en tintinabulant. #privatejoke
L'Homme Susceptible
Je vois bien que vous êtes dans l'attente de détails là, planqué.e.s derrière vos écrans. Alors contextualisons un peu l'Homme Susceptible.
Oui, c'est un homme assez sévère, dans le sens austère. Et à la limite de la méchanceté avec certain.e.s pour tout te dire. C'est aussi quelqu'un de vachement susceptible. Genre aujourd'hui je l'ai trop vexé parce que j'ai mal construit ma phrase et il a eu l'impression d'être mis en cause alors que je remettais en cause le texte dont on parlait. Il a fait un foin le keum ! Il s'est sincèrement senti attaqué et j'ai senti dans sa défense qu'il cherchais à contextualiser mes propos (tu dis ça, toi, en tant que femme féministe engagée) pour minimiser la portée de ce que je venais de dire. Ce qui est une manière de procédé digne d'un grand vexé, vous en conviendrez.
Plus tard on en a parlé en privé et il s'est senti attaqué en tant qu'homme, et en tant que prof. Donc clairement, il doit pas avoir l'habitude d'être présenté autrement qu'en position supérieure.
Ma prof-copine m'a dit "c'est un homme controversé"... Il a pas été super choupi avec elle quand elle passait son diplôme de l'école. Genre carrément méchant gratos en fait. Du genre "je parierai pas un kopeck sur votre gueule" quoi. Bon, il a pas dit votre gueule, mais on reste dans le ton.
Mais il dégage un truc aussi. Vraiment.
Même si mes collègues sont en fait pas vraiment d'accord avec moi...
Bon, vous voulez que je vous raconte tous les trucs qui font que je suis sûre qu'il m'aime ? Alors attachez vos ceintures, en route pour le pays de l’interprétation et de l'exagération !
Comment j'ai rencontré l'Homme Susceptible ?
A mon petit cours du mercredi matin. J'ai eu un seul cours avec lui et là, problème : le mercredi matin, je travaill(ais)e pour la mondialisation. Donc impossible de suivre ce cours. Et demander aux autres écoliers de prendre le cours et de me le donner après, c'est juste NO WAY !
Alors je tente le tout pour le tout et (comme d'hab) je pond un mail de 300 pages pour lui demander une petite faveur... qu'il prenne mon enregistreur et qu'il enregistre ses cours tous les mercredis.
Contre toute attente, ce fut un beau oui.
Alors déjà, tu vois comme c'est chou !
Et puis donc, le lundi j'ai un grand cours avec lui. Un cours un peu spé d'ailleurs, où il sont deux profs en même temps et nous font passer des films un cours sur deux. Du coup, le cours où on regarde pas un film, on parle du-dit film. Du coup, on cause. Encore du coup, je tombe amoureuse de ses pulls fins rose pastel et de l'Homme qu'il y a dedans.
Et puis bon, chaque lundi on se voit, deux petites minutes entre chaque cours, pour que je récupère le fichier-son du petit cours. Ça crée des liens ça tu vois. Et puis il m'avait déjà fait le coup, deux-trois fois, de me taper sur la tête avec son journal replié. Parce que j'avais été terriblement insolente ou que j'avais minaudé devant lui avec la grâce d'une truie-phacochère. Tu vois, c'était beau, intime, et sexuel. (Oui je parle bien du moment où il me tapait sur la tête avec son journal et son air faussement sévère).
Comment tout a changé entre nous ?
Oui parce que cette petit idylle habituelle (ça va, on le sait à force que mon activité favorite à l'école c'est de minauder devant mes maîtres d'école) s'est transformé en véritable passion destructrice de l'amour suprême irraisonnable pour une raison tout particulière : il a PERDU mon enregistreur.
Enfin, non pas vraiment perdu-perdu... Genre, pas pour toujours quoi. Bon, attends, j'm'explique !
Un beau jour (ou peut-être une nuit, coucou Barbara) (à ce propos, je n'ai juste JAMAIS rappelé Barbara) (bref) : Un beau jour, j'ai besoin de mon enregistreur avant la date prévue, because l'Elfe va faire un interviouve et qu'il en a besoin. Donc je me rends dans son beau grand bureau personnel (pour situer, il y a le mot DIRECTEUR sur sa porte) (tu situes mieux là ?) où - damn it! - il n'était pas seul. Mais peu importe.
Donc dans son bureau, j'arrive avec mes yeux-paillettes et ma douce voix mielleuse et je quémande mon enregistreur illico-presto. Et ne voilà-t-il pas ce connard, avec un doux sourire sur sa gueule, et un air désinvolte à gifler, m'apprend qu'oops, il l'a oublié dans la salle. Mais attention gens, quand je te dis un air désinvolte je plaisante pas l'ombre d'une seconde : il en avait rien à secouer !
Bon, comme j'ai une totale confiance en les élèves de mon école (pour prendre mes cours no way, pour récupérer un engin électronique en classe, no problemo), j'ai pas stressé et je lui ai demandé, dans ce cas précis, de me faire un mot histoire que l'école me prête un enregistreur à elle. Bon, je vous passe les détails mais j'ai du retourner dans son bureau une deuxième fois et là, dans la moiteur et la sexualité de cette ambiance, avec un témoin ressemblant à James Franco dans la pièce et l'Elfe qui m'attendait derrière la porte, je suis officiellement tombée amoureuse de l'Homme Susceptible.
Et depuis, j'y vais de regards paillettes en regards admiratifs... de drague éhontée en admiration pathétique.
Bon, mais hier, notre relation a pris un nouveau tournant. Celui du chassé-croisé activé (comprenez : on en arrive au point maximum de l’interprétation et de l'exagération de ma note de blogue).
Bon, donc hier. Deux grand cours d'affilé avec lui. Dans le deuxième, petit fight entre lui et moi en public parce que, comme dit plus haut, il a pris pour lui quelque chose que je reprochais à ce qu'on était en train d'étudier (Homme Susceptible je vous dit) (puis têtu et capricieux j'vous jure...).
Bref. La fin du cours arrive, et là COMME PAR HASARD, en partant de la salle de classe il s'arrête SUPER LONGTEMPS pour regarder des feuilles qui traînaient par là sur le bout de la rangée où j'étais. COMME PAR HASARD ! Moi je vous l'dit, il faisait exprès. Il m'attendait là. Il m'a donné l'opportunité d'aller le voir.
Bon, mes copines sont pas super d'accord avec cette version. Elles, elle disent que bon, il s'est arrêté là parce qu'il était curieux de ses feuilles. Mon cul ouais ! (Elle y connaisse rien au chassé-croisé de l'amour subtil) (Même si elles disent que si).
Bref, j'ai donc saisi l'occasion (pas la perche, #huhu) et j'ai trouvé un prétexte DÉBILE pour lui parler. Débile et honteux même. Tu sais pas ce que j'ai osé lui minauder ? "Dites... *clignements d'yeux* Vous me détester maintenant ? *grands yeux humides*".
S'en est suivi une conversation dont j'ai totalement oublié la teneur, trop occupée à fantasmer son corps dans le mien. Mais en gros, non ça va, il me haïs pas.
Au bout d'un moment, je m’aperçois qu'en parlant, on a quitté la salle. Et là, c'est le moment où 1. je me réveille de ma torpeur amoureuse 2. il doit partir, quand même et 3. il m'avoue publiquement son amour.
Enfin, son amour... J'exagère un peu tu vois. Mais n'empêche, il m'a fait un regarde de braise hollywoodien sexy qui te regarde de bas en haut avant de parler d'un air énigmatique, sensuel et ferme et il m'a dit "Allez, à plus tard".
La vie de moi, c'était chaud. La vie de moi il m'a regardé de bas en haut avant de parler. La vie de moi il avait un regard ardent. (Coucou Nadhir) (qui m'a soufflée ce terme en fait).
Pour un aperçu du regard, veuillez mixer ça :
et ça :
Et cette phrase... grr.. tu trouves pas que tout est dans la désinvolture du "Allez" ? Pour mieux me torturer d'un "à plus tard" sensuel et prometteur ?
Bref. Autant vous dire que j'étais rouge comme jamais. Et qu'il l'a vu. S'en est suivi moultes moqueries de mes camarades d'école (Nadhir = monstre vil, méchant et diabolique).
Mais c'est pas fini gens. Il y a une suite à cette évenement rougeoyant.
La suite
Bon, là l'Homme Susceptible s'en est allé, et moi et mes copines idem. Direction les photocopies pour elles, les transports en commun pour moi. Et là, au moment où j'arrive au grand arrêt du transport en commun, qui vois-je ?! L'Homme Susceptible, évidement !
Il était genre, tout à gauche. Genre au bout quoi hein. Et moi, j'arrive par la droite. Plutôt que d'attendre à l'extrême droite, j'avance un peu, genre milieu droit (mais quand même plus Coppé que Fillon tu vois). Et là, qui c'est qui vient s'asseoir EXACTEMENT à côté de là où j'étais debout, me regarde et me fait coucou de la main ?!
Non mais oui, lui.
Z'allez pas m'dire qu'il l'a pas fait exprès quoi !
Il est venu à côté d'moi oui oui oui ! Evidemment j'ai saisi l'occasion again, et j'ai vite trouvé un truc sans intérêt à lui dire. (Je lui ai parlé de mon dictaphone, c'est vous dire le niveau). Et là le transport en commun est arrivé, et on était ensemble tout le trajet, et on parlé tout le trajet. Et il était en face de moi tout le trajet (alors que c'était trop pas stable, et qu'il a failli tombé dix-hui fois) (perso, j'attendais que ça quoi, qu'il me tombe dessus). Et là, j'peux vous dire que j'en ai envoyé du regard paillette ! Des kilos-tonnes ! Tellement que je suis sûre que c'était indécent.
Maintenant je le veux et il le sait.
Cette nuit, j'en ai même rêvé. J'lui dit ou pas ?
lundi 3 décembre 2012
Marronnier
Gens,
cette année, comme chaque année, je suis amoureuse d'un membre du corps enseignant de mon école. Et cette année, je crois qu'il m'aime aussi. Bon, y a juste un problème, L'Homme Susceptible est très très marié.
Je vais voir ce que je peux faire.
samedi 1 décembre 2012
Money Money Money
La blague ces temps-ci, c'est l'argent.
Il faut savoir que l'Elfe T.G. est du genre : "Je suis à -400€ en fin de mois = Tout est normal". Comme j'ai pas à intervenir dans ses petites affaire financière (et pourtant ô combien j'aimerais ça, moi, Mucholini Première) je l'ai laissé faire. Longtemps. Jusqu'en à ce qu'à me foute dans la merde moi aussi en fait.
Muche sait plutôt bien géré sa thune. Des feuilles, des tableaux, des plannings... C'est un peu sa passion saugrenue (pour d'autres, c'est les couches en plastique, qu'est-ce que tu veux que je te dis moi ?!).
Mais Muche n'avait pas prévu sur ses feuilles que cet été elle ne suivrait pas le Programme Initial (ce qu'elle a prévue elle) mais plutôt le Programme de la Vraie Vie (L'Elfe et La Vie sont plutôt bien copain sur ce coup là). Et la Vraie Vie elle m'a dit un truc du genre : "Babe, si tu crois que tu vas partir AGAIN dans une ville inconnue tout l'été pour nettoyer du caca dans des douches en t'envoyant en l'air avec des pré-pubères analphabètes du beau monde : YOU DREAM !".
Et effectivement, je ne suis pas partie. Je suis resté dans ma ville, dans ma maison, dans mon couple. Et quand le PI prévoyait pas de loyers et 1000 € par mois, le PVV lui m'a flanqué dans les bras 600€ par mois. Et des loisirs. Et un loyer.
Alors voilà, j'ai bossé pour la mondialisation et depuis je m'en relève pas. Punition karmique.
J'ai essayé, essayé... Mais là c'est pas vraiment possible. Il me manque 350 € pour payer les deux mois de loyer que j'ai de retard. 1200€ vont partir de mon compte lundi prochain et cet argent n'est pas encore sur mon compte.
C'est là, précisément là, qu'on peut accuser l'Elfe. Ce con, avec ses 900€ de salaires et 200€ de loyer, vous croyez quoi ? Beh il est dans l'rouge. Il peut pas vraiment faire grand chose pour la cheffe de la famille à laquelle, pourtant, il appartient bel et bien, le con.
Evidement, tout ça arrive pour Noël.
Le mois où tu dois faire des cadeaux à tout ceux et celle que tu aimes. Pire ! Le mois où tu AIMES faire des cadeaux à tout ceux et celles que tu aimes.
Et comme si ça suffisait pas, nous avons prévu, l'Elfe et Je, d'ENFIN parti "en vacances" tous les deux. Genre comme un couple tu vois. (J'aurais bien dit famille mais non, on peut décidément pas prendre l'Enfant avec nous). Alors on est heureux comme des poneys, on va faire 6 jours de road-trip à... tenez-vous... Paris ! (Oui, bon, on a les moyens qu'on a. MERDE à la fin). Le problème tu l'as compris là ?
Bah oui, si on veut partir, la réservation de l’hôtel l'auberge, c'est now. Et les billets de train, c'est idem. Surtout les billets en fait. Et avec quel argent je vous prie ?
Bah voilà, t'as compris la blague de ces temps-ci.
Mais ce n'est pas tout ! Loin peu s'en faut me chaut ! (Non, ça ne veux vraiment rien dire, ce n'est pas toi qui n'a pas compris). Comme si tout ça ne suffisait pas, un évènement HISTORIQUE PLANÉTAIRE MERVEILLEUX INTERNATIONAL DE LA FRANCE se passe bientôt à PARIS CITY :
UNE DEMIE-JOURNÉE SUR LA LÉGISLATION DU CHANGEMENT D'ETAT CIVIL
Oui, c'est juste ça.
Bon, je comprends que ça puisse ne pas paraître excitant mais laissez moi contextualiser, vous allez vite comprendre. :
Qu'est-ce qu'elle fait Muche dans la vie, à part bosser pour la mondialisation ? Elle va à l'école. Et moi mon sujet, c'est la transidentité. Et la transidentité c'est quoi ? (Bon, déjà clairement, c'est rien du tout. Mais vous voyez de quoi je cause.) C'est des gens pour qui le changement d'état civil est un problème, une épine, une réalité. Le problème c'est que quand l'Ecole elle s'intéresse aux gens qui sont concernés par ça, elle le fait mal. Elle fait que de chercher des maladies du dedans la tête alors que non, pas du tout, la maladie elle existe pas. Ou alors elle s'intéresse à des trucs pas glop. Du genre : Tiens ! Si on faisait la liste de toute leur souffrances, à ces pauvres zanimo, pour montrer à quel point c'est trop dur et trop triste leur situation. Mais est-ce que tu crois qu'elle s'intéresse à POURQUOI ces zanimo (qui sont en réalité des humains en fait) sont dans cette situation ? NE-VER ! (Et c'est mal) (Et moi je change tout ça) (Parce que moi, je suis chouette).
Bref.
Tout ça pour dire que là, on s’intéresse un peu au coeur du problème : LA JUSTICE ! (Celle qui produit le plus de la discrimination dans tout ce bazar en fait).
Alors non non non (coucou Camélia Lunettes Jordana Lauche) je ne peux pas rater ça. Puis bon, franchement c'est qu'à deux heures de train et 35€ le billet. Oh Whait...
35x2=60. 60 euros. NO WAY.
Alors voilà, voilà comment je vais rater ma vie parce que je paierais pas mon loyer, j'irai pas en vacances je ferais pas de cadeau de Noël et en plus je vais rater un truc exceptionnel où en plus j'ai déjà parlé avec les organisateurs et ils m'attende de pied ferme (ou un truc dans l'genre).
Et tu veux savoir le pire ?
Ce mois-ci, je suis pas allé travaillé. J'ai arrêté, comme ça. D'un coup d'un seul.
J'étais très fatiguée, malade, déprimée, en train d'envisager une séparation sérieuse avec l'Elfe, j'ai hébergé une copine pendant 10 jours ce qui m'a pris beaucoup de temps (et d'argent pour rien arranger) et elle ne me donnait pas la possibilité spirituelle, cognitive, morale et physique d'aller travailler pour la mondialisation.
Parce qu'en plus la mondialisation, elle m'épuise. Genre vraiment. Genre 15 heures par semaine c'est rien mais c'est trop.
Et tu veux savoir ?
Si j'avais été travaillé, demain j'aurai touché mon virement de 500 €.
Alors... c'est qui qui s'est mise dans la merde toute seule ?
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