Je voulais juste vous faire une petite note de blogue (in)intéressante qui découle d'une conversation que j'ai eu jeudi soir avec Maïs. Elle rentrait dans sa maison, et comme c'était le chemin pour que j'aille retrouver mes copines Nadhir et Noëlle bah elle m'a mise dans sa voiture. Et Maïs son métier est en lien avec le papier rose. Et on été coincées dans les bouchons. Donc forcément, à un moment, on en a parlé du permis de conduire.
J'me suis dit que ça vous intéresserait grave ma théorie sur le sujet, alors voilà.
N'accusons personne mais il est de notoriété publique et mondiale que mes parents biologiques-comme-on-dit ne sont pas les principaux acteurs positifs de mon éducation (positif/negatif non pas au sens bien/mal mais au sens en faisant activement quelque chose vs en ne faisant pas activement quelque chose). Entre un qui était loin et que j'ai longtemps rejeté et l'autre à qui on a jamais appris ce qu'était qu'être parent et qui a pas mal galéré pour tenir ce rôle (ah beh l'autre aussi en fait est dans ce cas tiens), ajouté au fait, évidement, que j'ai bien vite voulu me débrouiller seule (genre je me suis prise pour Kirikou) bah... voilà, l'actrice principale, soyons réalistes, n'est personne d'autres que moi.
Bon, et ça a crée un truc un peu problématique de l'ordre du symbolique et de la temporalité. C'est à dire que j'ai pas eu l'occasion d'avoir une rupture éducative (le moment où ton/tes parent/s dise/nt "okai stop, vole de tes ailes mon canari, à toi le tour"), genre quitter le domicile familial ou ce genre de truc. Vu que c'est moi qui décide de tout (je répète, c'est aussi parce que je l'ai voulu, je suis pas en train d'accuser mes vilains parents) bah c'est à moi de trouver la fin de mon éducation.
STOOOOOOOP.
Une éducation n'a jamais de fin. Apprendre n'a jamais de fin. BlahBlahBlah... je sais ça ! N'empêche que quand t'as des parents positifs il y a un moment où ils te passent le relai pour que tu te débrouilles, alors que quand t'as des parents négatifs, ce moment là intervient genre à ta naissance.
Donc ne me faites guère dire ce que je n'ai guère dit, sinon je vous fouetterai en gardant un visage impassible #privatejoke
Bon, du coup, pas de fin. Enfin si, il en faut une. Il faut un moment où je dis "stop, okai, je passe le relais à l'ordre cosmique des choses et moi j'arrête de creuser et creuser et tout le temps creuser" et aussi "je grandis". Bon, et je me suis longtemps dit que quand je sentirai que ce serait le moment, bah ça le sera - et ça j'ai pas changé d'avis. Donc vraiment un truc de sensation/perception, j'attend pas un déclic par exemple (je n'y crois point du tout à cette histoire de déclic qui fait changer quelqu'un du jour au lendemain, mais genre pas du tout quoi). Bref, et je me suis toujours dit que beh quand je sentirai qu'okai, j'ai lâché du mou sur la remise en question (et la question tout court) j'encrerai ça dans ma peau quelque part. (Bah ouais, j'suis un peu de la génération où le tatouage marque des rites de passage choisis je pense) (enfin, sauf quand c'est un Titi et Grominet tu vois). Bref.
Mais en fait pas du tout.
Le jour où j'encrerai ma peau, j'ancrerais autre chose. Parce que le tatouage c'est graver un truc, c'est passer une étape tout-ça tout-ça et moi en fait, je pense pas que le jour où je passerai ce relais je passerai une autre étape. Pas du tout. Ce sera comme un changement de paradigme plutôt, tu vois.
Et quoi de mieux qu'un nouveau moyen de locomotion pour ça ?
Et si je n'ai jamais voulu le passer ce putain de permis de conduire, c'est pas que parce que j'en ai aucune utilité en centre-ville (où j'ai toujours vécue). C'est parce que, justement, je me le permet pas.
Parce que ce papier rose, il veut dire des choses. Il veut dire émancipation, responsabilité, maturité, avancées, etc.
Je pense que quand je déciderai enfin à m'y mettre, ça voudra pas rien dire.
Et ce qui est drôle, c'est que je sais que la nouvelle sera accueilli comme un énorme "Alleluïa" de mes parents biologiques-comme-on-dit. Parce que même s'ils ont accepté de me donner les clefs de mon éducation, ils s'en foutent pas vraiment de ce que ça donne et croyez-moi qu'il leur tarde bien comme il faut mon accès... beh ouais, aux clefs d'une voiture - je vous accorde que c'était facile.
Sinon ma copine Pikachu elle a écrit un texte vraiment très chouette où qu'elle cause de l'atelier Drag-King qu'on a fait avec Nadhir (bien mieux que moi je l'ai fait) ici : http://lesconditionsduconflit.blogspot.fr/2013/03/i-can-make-you-man-le-feminisme-post.html
(et même qu'elle fait une parfaite description de l'Elfe donc faut vraiment aller lire ça).
Elle m'a bien donné envie de vous causer féminismeS aussi, j'pense que je m'y mettrai à ma prochaine note de blogue. Une toute petite courte.
Et sinon un grand bravo à Martin pour son code et, avec le temps, un grand bravo à ma copine Marmaïte (beurk) pour son permis ;)
| "Non mais moi je roulerai JAMAIS dans ma voiture tant qu'elle sera pas ROSE" Muche, 13 ans. A cette époque, j'avais l'idée mais pas vraiment l'argument hein. |
(Ouaip, après des mois d'attentes, des courriers enflammés des plaintes à la préfecture et des pétitions mondiales, ça y est : j'ai ajouté la date sur mes notes de blogue)
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