vendredi 30 août 2013

De l'autre côté du miroir

Hello People !

Un tout petit article fin de vacances pré-pré-rentrée pour vous papoter d'où j'en suis.

Eh beh j'en suis que lundi je deviens une vraie-adulte-avec-un-vrai-travail(-avec-des-responsabilités). Parce que mon petit mi-temps prévu de 18 heures en lycée... se transforme en vrai temps pleins ! Oui Messieurs, Oui Mesdames, je vais connaitre mon premier-vrai-35-heures. Merci Madame la CPE du lycée qui grâce à ses relations m'a trouvée un deuxième contrat d'AED pour remplir ma semaine.


Le lundi et le jeudi je travaillerais donc dans un lycée de la citousse à environ 20/25 minutes de chez moi en bus, dans une petite structure de quelques 250 élèves et deux formations. Le lundi je serais "la vie scolaire", et le jeudi je passerai dans les classes, je ferais la surveillance par ci et par là et je ferais des trucs pédagogiques et sérieux qui changent de vendre des frites.

Les mardi, mercredi et vendredi par contre, je serais dans un plus gros lycée, avec genre pleins de formations et donc pleins d'élèves, mais je reste sur du lycée pro quand même.

S'il faut préciser, précisons : oui, je suis stressée à mort de mort et je fais que vomir tout le temps.

Sinon mes vacances se sont bien passées, je suis partie quinze jours à Toulouse, ça faisait longtemps que j'étais pas revenue pour une si longue période et c'était très bien. Il me tarde maintenant de bosser 40 heures par semaine avec des monstres, d'avoir tous mes week-end et vacances scolaires et de découvrir comment c'est, le lycée de l'autre côté.

Pré-rentré des équipes ce lundi 2. Je vous raconterais.

J'ai des cheveux de ouf mais je marche comme un bonhomme, on peut pas tout avoir.

vendredi 12 juillet 2013

PS :

(Et même que lundi j'ai un entretien dans une entreprise pour garder des z'enfants dès la rentrée. A moi les heures de coloriage).


jeudi 11 juillet 2013

Explosions in the Sky

Gens,

te rappelles-tu dans mon dernier post quand je disais que j'allais sûrement exploser ?
Bah en fait ça a pas raté, j'l'ai fait. J'ai totalement explosée en plein vol. Je suis tout bonnement incapable de faire tant de choses à la fois pour l'instant et donc je suis pas prête d'avoir des mômes, voilà.

Donc, depuis la dernière fois, voilà où qu'on en est :

La maison

J'ai réussi à déménager, et ce dans la-plus-belle-maison-du-monde-ou-presque. Mais t'sais, faut pas croire que ça a été du vite-fait bien-fait hein. Noooooon.
D'abord, on a du rendre notre appartement. La pire étape de ce déménagement ? Repeindre les murs de la chambre. Et je le jure solennellement maintenant : Non, je n'écrirais plus mes cours sur les murs. Parce que même si c'est pas moi qu'à repeint (l'Elfe s'est trouvé une passion soudaine pour peindre les murs, même si c'est pas l'elfe le plus doué de la galaxie à ce niveau) (il s'est quand même débrouillé puis j'vais pas râler qu'il ait recouvert mes conneries hein) bah c'est chiant de devoir pensé à tout ça avant de rendre un appartement. Bref. On a rendu cet horrible appartement, dans un état plus que parfait, le 21 mai. Ces connards ont trouvé le moyen de nous enlever 100€ de la caution pour, je cite : "14€ pour poncer le joint du lavabo qui était posé grossièrement, 45€ pour faire le joint de la baignoire qui avait un défaut d'étanchéité et 30 € pour que des charlatans se déplacent pour faire ça". Scandal! Ignominie.

Mais t'sais, après cette péripétie, on a du foutre nos meubles et nos corps quelque part, rapport au fait qu'on avait pas encore de maison en vrai. Et là heureusement, notre amie méridionale, avec son appartement vide (elle vit seule avec son chat dans un 40m², elle a deux canapés, un lit, une tévé et une table basse) (c'est tout) nous a gentiment accepté. Elle s'est donc retrouvée envahie de mille cartons, d'un canapé-lit supplémentaire, d'étagères en tout genre et de deux gentils humains (nous). C'était très chouette de vivre avec elle, même si son chat avait des puces, qu'elles ont décidé d'élire domicile dans le parquet et que j'étais la seule humaine à me faire piquer. Genre, 100 piqûres par bras, l'Elfe et notre amie méridionale : rien. Karma.

Bref, on a visité des dizaines d'appartement, posé une demi-douzaine de dossiers puis finalement, on a eu notre favori. Le 10 juin, on entrait joyeusement dedans. Enfin, joyeusement... On habite au sixième sans ascenseur hein. Heureusement, on avait assez d'ami.e.s pour en mettre un.e par étage, et on se passait les cartons telle une merveilleuse chaîne humaine d'amour et du sueur. Devinez qui était tranquillement au sixième et n'avait pour mission que de réceptionner les cartons et les ranger dans les bonnes pièces ? Votre majesté.
En même temps c'est évident, c'étaient mes cartons hein. :)

J'avais émis une liste de buts à atteindre pour ce nouvel appartement, voyons voir si on les a atteints *jingle* :
- habiter proche du centre
Gagné ! On habite vraiment dans le centre, tout en étant dans un quartier calme. Nous sommes proches de tout et tranquilles à la fois.
- avoir un arbre à moins de 50m de ma fenêtre
Gagné ! Et autant vous dire qu'on a la plus belle vue du monde. Face à nos quatre fenêtres : une rue et puis des toits, des toits, des toits. Mais des beaux hein ! Pas de vis-à-vis donc, et juste de la beauté à foison. Et si on tourne la tête par la fenêtre : on voit l'eau et beaucoup d'arbres. Alors oui, je passe ma vie à la fenêtre et j'ai jamais autant souris dès le matin.
- payer le loyer moins cher
Gagné ! Et ça on s'y attendait pas du tout, et on avait même refusé de chercher selon ce critère. Mais c'est par hasard le plus pur qu'on a trouvé mieux et moins cher. (Merci le sixième sans ascenseur!)
- avoir une mezzanine (pour ce qui ne savent guère, ici c'est rempli d'appartement à mezzanine)
Raté. On a trouvé un appartement des plus classiques, guère typique de cette ville, avec un plafond blanc et fade. Mais on a un super parquet donc ça va.
- avoir une maison belle que je choisie et dans laquelle je peux coller le lé de tapisserie magnifique que m'ont offert Victor Ville et La Voleuse.
Gagné ! Le lé a une place de choix dans le salon, il habille complètement ma pièce et je ne me lasse pas de le regarder :) D'ailleurs tout le monde fait pareil, on pourrait passer des heures à papoter à son sujet.
- avoir la place pour une machine à laver la vaisselle (non négociable)
Non négociable mon cul. La cuisine est tellement petite qu'on doit changer notre machine à laver le linge pour la faire rentrer dans l'interstice. Mais bon, il faut ce qu'il faut. Du coup, je me suis mis à la vaisselle. Enfin.

La rue vue du salon.
L'appartement n'est pas complètement décoré aujourd'hui, et ils nous manque par exemple deux bureaux et un lit (dormir au sol, ma nouvelle passion) (l'Elfe lui, préfère le canapé). Mais on s'y plait au taquet. Et même l'enfant a son coin.

Admirez ce parquet, huilé par mes soins !

L'école

huhu. C'est mon pire échec, qu'on se le dise. Déjà, j'ai pas passé mes examens à la première session. Sinon j'allais explosée encore plus tôt que prévu (on peut aussi voir ça comme le moment où j'explose, justement) (chacun son interprétation). Du coup, je les ai passé à la seconde. En vrai, je m'en suis pas mal sortie, et j'ai mention AB pour le premier semestre même. Mais j'ai quand même pas mon année. Parce que si j'ai réussi à passer tous mes examens et à les avoir, le mémoire bah j'ai pas pu. C'était trop. Ceux qui en ont déjà fait un (ou plusieurs, je connais des individus masochistes) comprendrons un peu. Les autres, aucun commentaire ne sera accepté. Donc je n'ai pas rendu cette future oeuvre, eh non. Malgré le temps de fou que j'y ai passé et le plan qui était construit et les données qui étaient toutes dans ma tête. Mais j'ai réussi à négocier avec mes profs. Sur mon bulletin, je ne suis pas notée absente, j'ai simplement eu zéro. Je rendrais le mémoire en septembre, et je serais notée l'année prochaine. Donc j'aurais mon diplôme officiellement l'année prochaine. Bien sûr je n'irais pas en cours durant l'année puisque j'ai validé mon année, il n'y a que le mémoire qui manque.

Mais que vais-je donc faire l'année prochaine ? #suspens

Le travail

Bon, ça c'était le plus stressant après le fait de ne pas avoir d'appartement (les études passent malheureusement en dernier lieu, il est plus important d'avoir un toit et de l'argent, triste vie de classe populaire). J'arrête pas de chercher et c'est pas mal la galère. Celleux qui ont dû chercher du travail récemment savent. J'ai toujours pas trouvé de job pour cet été, notamment parce que j'ai des critères de survie. C'est à dire que je me permet de refuser le type d'emploi que j'occupais précédemment, durant lequel je me suis tuée à la tâche durant plus de deux ans : le Grand Capital. C'est une question de principe, de dignité et de santé. Donc non. J'ai cherché divers emploi pour cet été du coup, surtout du secrétariat et j'ai franchement peu de réponse. Ou des non. J'ai passé un entretien de groupe pour un grand groupe qui cherche régulièrement des secrétaires, donc on verra. Le principe c'est ils ont ta fiche - ils ont besoin - ils t’appellent. Je correspond plutôt pas mal à leur profil avec tout de même un sacré handicap : aïe donte spique ingliche. Ouais, bon.

Du coup je vais m'inscrire au Pôle Emploi où j'aurai le suprême honneur de toucher 300 € par mois. Oui messieurs et mesdames. Quel luxe !

Mais tu sais quoi gens d'amour ? C'est pas trop grave. Parce qu'à la rentrée je vais avoir un travail tout bien. Où qu'il me tarde trop d'y mettre mes pieds, mon corps, ma tête et le reste. Tu sais quoi ? Je vais devenir assistante d'éducation.

« Les assistants d'éducation assurent une mission de surveillance (récréations, mouvements, sorties) et prennent en chargent les élèves en dehors des heures de cours. Ils participent à l'encadrement et l'animation d'activités éducatives, sportives et culturelles, au cours et hors du temps scolaire, ainsi qu'à l'accueil et l'intégration des élèves en situation de handicap, dans les fonctions d'auxiliaire de vie scolaire. Ils peuvent également intervenir dans les dispositifs de soutien scolaire mis en place dans les établissements. Ils sont souvent placés sous la responsabilité immédiate des CPE. »

Gens tu as compris, je vais devenir Super Pionne !
J'ai gagné un contrat de dix-huit heures semaine dans un lycée professionnel de la citousse (cité/cambrousse, un concept). 250 élèves, en commerce ou en sécurité, je vais pas mourir j'pense. Par contre je risque de rencontrer de futurs CRS. Ça on aime pas trop. Je vais devoir leur inculquer vite fait bien fait qui sont les gentils et qui sont les méchants. Ou les faire dévier de carrière. Vite.

Les locaux sont petits, c'est à une demie-heure de chez moi, pis ma CPE elle est...

gnih

Mais hormis le fait que je sois amoureuse de ma CPE qui a déjà quelqu'un ("gngngn ma belle-famille habite à Perpignan gngngn") (j'ai eu envie de lui dire que ça lui changera pas la vie quand elle quittera sa moitié pour moi, ma famille aussi est à Perpi) (mais non j'ai rien dit), bah c'lycée là il est tout plein d'initatives trop cool, il fait que des trucs trop bien et même que ma CPE d'amour elle veut monter un atelier théâtre mais il lui manque quelqu'un et.... j't'ai déjà parlé de mon bac ? :)

Aussi elle est végétarienne.
Et elle veut instaurer un lundi où qu'on mange pas des animaux morts dans la cantine. Comme au Québec ils font (http://www.lundisansviande.net/).

Et chaque année, "autour du 8 mars", elle propose des que-tru sur "le genre" et même que du coup je l’intéresse grave. Et même qu'elle m'a dit que je pouvais me servir des élèves comme cobaye pour mon métier de grande que je veux faire. Et que si elle a des réunions ou des trucs du genre en lien avec ce métier de grande, elle essaierait de m'y coller dedans (parce que c'est en lien avec l'école donc c'est trop bieng).

T'sais, ça va être trop bien la vie l'année prochaine.

Le seul truc chiant c'est qu'on déteste la nouvelle interface de Gmail.

mardi 23 avril 2013

In the name of ma Licence



STOP.
Ce n'est guère possible de vivre de la sorte.
J'ai fini les cours,  c'est bon. J'ai cependant : un mémoire à écrire, deux fiches de lectures à faire, une note autobiographique à faire, un dossier complet où je dois interviouvé pleins de parents et même qu'en plus c'est un travail groupé et encore un autre dossier de résumé de genre dix textes. Tout ça pour le 16 mai. Ensuite j'ai deux partiels le 14 mai, deux partiels le 15 mai et le dernier partiel le 21 mai.
En même temps je dois trouver une maison (mais très franchement, je m'en bas le steak ; je laisse l'Elfe tout faire tout seu - je m'en fou d'habiter dans la rue, dans l’hôtel, dans un jardin : LAISSEZ-MOI PASSER MES PARTIELS !)

Et, truc le plus stressant du monde entier, je dois trouver un travail pour cet été. Et ça c'est tellement la merde, parce que prend des plombes, plombes que je n'ai pas puisque je suis en mode révision intense de ouf malade.
Je me suis fait un planning de dégénéré et pour l'instant, je le suis, ça va.

Ceci dit, il y a complétement des chances que j'explose totalement avant la fin.

Au secours.

Ah, et sinon, j'ai PEUT-ÊTRE trouvé ce que je vais faire de ma vie, en vrai métier comme les grands et tout. Après mes partiels je vais rencontrer une dame qui fait ce métier dans la vie de tous les jours comme une grande, et on va discuter ensemble à savoir si l'idée que je m'en fais est juste et si mon... "caractère" est compatible avec ce métier de grands. C'est la maman d'une copine et c'est elle qui m'a fait découvrir Brigitte Fontaine quand j'étais petite, donc : C'EST UN SIGNE DU DESTIN. (Ne cherchez pas le lien, il n'y en a aucun).
Bon, par contre, si elle me dit que c'est mort pour moi... j'élève des chats, merde.

mercredi 3 avril 2013

A la fin il y a un chat.

Je vous ai déjà dit d'à quel point je détestais mon appartement ?

Il est grand, haut, laid, moche, pénible et cacaboudin. C'est donc avec joie que j'attends la fin de mon préavis, qui est vers genre la mi-mai. Se pose alors de plus en plus la question du nouvel appartement. Et de l'incompatibilité manifeste entre les désirs de l'Elfe et les miens.

C'est-à-dire que pour moi, les buts ultimes sont :
- habiter proche du centre
- avoir un arbre à moins de 50m de ma fenêtre
- payer le loyer moins cher
- avoir une mezzanine (pour ce qui ne savent guère, ici c'est rempli d'appartement à mezzanine)
- avoir une maison belle que je choisie et dans laquelle je peux coller le lé de tapisserie magnifique que m'ont offert Victor Ville et La Voleuse.
- avoir la place pour une machine à laver la vaisselle (non négociable)

Je veux habiter proche du centre parce que je serais plus proche de tout. Les transports eux-même, seront plus accessibles. On pourrait aller au marché à pied, plus souvent au musée, plus souvent sur les quais.
Je veux avoir un arbre ou du lierre ou que sais-je mais de la verdure par devant chez moi, parce ce n'est guère plus possible cet amas de béton. Et que vraiment, je suis pas douée en verdure intérieure. (Même si je meurs d'envie d'essayer les lithops (je vous laisse regarder sur google image, c'est la meilleure plante du monde)
Je veux payer le loyer moins cher parce que c'est une hérésie absurde de payer tant. Je veux une petite maison, donc un petit loyer. Si je fais ne serai-ce que 50 € d'économie par mois, je suis ravie. Et c'est tout à fait faisable.
Je veux une mezzanine parce que les apparts constitué de la sorte sont beaux, et que ça permet d'avoir de hauts plafonds, de la luminosité mais un espace occupé. Et parce que je rêve de voir ma fille dévaler les escaliers avec sa tête trop mignonne du réveil. En plus, je pourrais coller ce putain de lé trop magnifique !
Et dernière chose, je veux de la place pour le lave-vaisselle parce que non seulement c'est plus économique, mais plus encore, je pense que c'est un outil de libération. De libération pour mon Elfe de maison s'entend, moi j'y touche pas à la vaisselle de toute façon.


Et aussi, parfois, je voudrais habiter seule.
Pour pleins de raisons toutes simples et logiques pour moi, mais qui semble être une montagne pour l'Elfe adoré. Je lui en ai longuement parlé mais ça l'intéresse pas, il veut pas. Tu comprends, il a quitté sa ville et son réseau pour moi, maintenant... bah maintenant c'est à moi d'assumer sa décision de m'avoir suivie. J'arrive pas à trouver ça logique dans ma tête.
Je suis un peu triste mais je comprends, l'amour, le sacrifice tout ça.
(En vrai je comprends pas, mais je me plie).

Alors je boude.
Et aussi je grossis beaucoup, mais ça c'est plutôt drôle. (C'est faux, ça me fait pleurer).

Bref, stoppons cette note de blogue déprimante avec un peu de mignonnerie.


samedi 23 mars 2013

ALO UI CER

Pardon mais si je ne vous raconte pas cette anecdote, je ne vois guère plus l'intérêt de ce blogue. Donc écoutez-moi-bien ça.

Hier, j'étais dans un lieu de débauche avec du blé liquide et des amiEs. Et on a joué à un jeu très très drôle (en fait non vous l'aurez compris) à base de devinette. Il suffisait pour ça de tendre mon téléphone à mes amiEs qui choisissait un nom au-pif-ou-presque dans le répertoire téléphonique de mon GSM, qui appelait ce numéro de téléphone et qui me collait le téléphone à l'oreille sans que je vois l'écran. C'est à dire que je devais donc deviner de qui il s'agissait donc. (J'étais saoule, c'est la seule raison pour laquelle c'était drôle).

Bon.

Comme ça j'ai appelé quelques individus et parfois c'était drôle et parfois j'étais gênée à mort (genre je me suis rendue compte à un moment que j'étais au téléphone avec un individu qui me fait des paillettes dans le coeur et j'étais mortifiée de honte extrême) (mais j'ai quand même continué à jouer).

La consigne c'était "drôle mais pas méchant". Et j'avais précisé : pas Daddy, pas Mum, et pas ma belle-mère. Ni même mes tout petits frères et soeurs - genre celleux de moins de 16 ans tu vois.

Bon.

Et là, j'appelle encore un numéro et ça se passe comme ça :

- Ouiiiiiii alloooo hahahaha ! C'est moi coucou-ça-va-je-dois-deviner-qui-tu-es ! Parce que je suis saouuuuule et que je fais un jeu trop drôle avec mes amiiiiiiiiiiiEs. hahahaha Qui es-tuuuuuuuuu ?
Et là une voix féminine me dit :  -Mumuuu ?!
- Eh beh oui c'est moiiiiiii ! haha ! Je dois devi...
- Oui. Bon, bein... c'est ta mamy hein !

Il était genre minuit. Ce fut le moment le plus gênant de la planète. J'aurais du préciser "pas Mamyna" en fait aussi.
C'est tout.

samedi 16 mars 2013

Se permettre de conduire

Gens,

Je voulais juste vous faire une petite note de blogue (in)intéressante qui découle d'une conversation que j'ai eu jeudi soir avec Maïs. Elle rentrait dans sa maison, et comme c'était le chemin pour que j'aille retrouver mes copines Nadhir et Noëlle bah elle m'a mise dans sa voiture. Et Maïs son métier est en lien avec le papier rose. Et on été coincées dans les bouchons. Donc forcément, à un moment, on en a parlé du permis de conduire.
J'me suis dit que ça vous intéresserait grave ma théorie sur le sujet, alors voilà.

N'accusons personne mais il est de notoriété publique et mondiale que mes parents biologiques-comme-on-dit ne sont pas les principaux acteurs positifs de mon éducation (positif/negatif non pas au sens bien/mal mais au sens en faisant activement quelque chose vs en ne faisant pas activement quelque chose). Entre un qui était loin et que j'ai longtemps rejeté et l'autre à qui on a jamais appris ce qu'était qu'être parent et qui a pas mal galéré pour tenir ce rôle (ah beh l'autre aussi en fait est dans ce cas tiens), ajouté au fait, évidement, que j'ai bien vite voulu me débrouiller seule (genre je me suis prise pour Kirikou) bah... voilà, l'actrice principale, soyons réalistes, n'est personne d'autres que moi.

Bon, et ça a crée un truc un peu problématique de l'ordre du symbolique et de la temporalité. C'est à dire que j'ai pas eu l'occasion d'avoir une rupture éducative (le moment où ton/tes parent/s dise/nt "okai stop, vole de tes ailes mon canari, à toi le tour"), genre quitter le domicile familial ou ce genre de truc. Vu que c'est moi qui décide de tout (je répète, c'est aussi parce que je l'ai voulu, je suis pas en train d'accuser mes vilains parents) bah c'est à moi de trouver la fin de mon éducation.

STOOOOOOOP.
Une éducation n'a jamais de fin. Apprendre n'a jamais de fin. BlahBlahBlah... je sais ça ! N'empêche que quand t'as des parents positifs il y a un moment où ils te passent le relai pour que tu te débrouilles, alors que quand t'as des parents négatifs, ce moment là intervient genre à ta naissance.
Donc ne me faites guère dire ce que je n'ai guère dit, sinon je vous fouetterai en gardant un visage impassible #privatejoke

Bon, du coup, pas de fin. Enfin si, il en faut une. Il faut un moment où je dis "stop, okai, je passe le relais à l'ordre cosmique des choses et moi j'arrête de creuser et creuser et tout le temps creuser" et aussi "je grandis". Bon, et je me suis longtemps dit que quand je sentirai que ce serait le moment, bah ça le sera - et ça j'ai pas changé d'avis. Donc vraiment un truc de sensation/perception, j'attend pas un déclic par exemple (je n'y crois point du tout à cette histoire de déclic qui fait changer quelqu'un du jour au lendemain, mais genre pas du tout quoi). Bref, et je me suis toujours dit que beh quand je sentirai qu'okai, j'ai lâché du mou sur la remise en question (et la question tout court) j'encrerai ça dans ma peau quelque part. (Bah ouais, j'suis un peu de la génération où le tatouage marque des rites de passage choisis je pense) (enfin, sauf quand c'est un Titi et Grominet tu vois). Bref.
Mais en fait pas du tout.
Le jour où j'encrerai ma peau, j'ancrerais autre chose. Parce que le tatouage c'est graver un truc, c'est passer une étape tout-ça tout-ça et  moi en fait, je pense pas que le jour où je passerai ce relais je passerai une autre étape. Pas du tout. Ce sera comme un changement de paradigme plutôt, tu vois.

Et quoi de mieux qu'un nouveau moyen de locomotion pour ça ?

Et si je n'ai jamais voulu le passer ce putain de permis de conduire, c'est pas que parce que j'en ai aucune utilité en centre-ville (où j'ai toujours vécue). C'est parce que, justement, je me le permet pas.
Parce que ce papier rose, il veut dire des choses. Il veut dire émancipation, responsabilité, maturité, avancées, etc.
Je pense que quand je déciderai enfin à m'y mettre, ça voudra pas rien dire.
Et ce qui est drôle, c'est que je sais que la nouvelle sera accueilli comme un énorme "Alleluïa" de mes parents biologiques-comme-on-dit. Parce que même s'ils ont accepté de me donner les clefs de mon éducation, ils s'en foutent pas vraiment de ce que ça donne et croyez-moi qu'il leur tarde bien comme il faut mon accès... beh ouais, aux clefs d'une voiture - je vous accorde que c'était facile.

Sinon ma copine Pikachu elle a écrit un texte vraiment très chouette où qu'elle cause de l'atelier Drag-King qu'on a fait avec Nadhir (bien mieux que moi je l'ai fait) ici : http://lesconditionsduconflit.blogspot.fr/2013/03/i-can-make-you-man-le-feminisme-post.html
(et même qu'elle fait une parfaite description de l'Elfe donc faut vraiment aller lire ça).

Elle m'a bien donné envie de vous causer féminismeS aussi, j'pense que je m'y mettrai à ma prochaine note de blogue. Une toute petite courte.


Et sinon un grand bravo à Martin pour son code et, avec le temps, un grand bravo à ma copine Marmaïte (beurk) pour son permis ;)

"Non mais moi je roulerai JAMAIS dans ma voiture tant qu'elle sera pas ROSE"
Muche, 13 ans.
A cette époque, j'avais l'idée mais pas vraiment l'argument hein.

(Ouaip, après des mois d'attentes, des courriers enflammés  des plaintes à la préfecture et des pétitions mondiales, ça y est : j'ai ajouté la date sur mes notes de blogue)

lundi 11 mars 2013

I'm a little girl

Gens,

Cet atelier drag-king (que le but c'est de devenir un homme pour une journée) m'a appris quelque chose : je suis vraiment une fille. Si si. La barbe c'est chiant, la bite dans le zlip c'est chiant, ne pas sourire c'est chiant, ne pas bouger les bras c'est chiant... Bref, la seule chose que j'ai apprécié, c'est de me faire binder les eins (id. se les faire écraser par une bande pour qu'ils ressemble à des pecs). Bon, c'est assez lolilol de la part de quelqu'un qui n'en a déjà guère peu mais, enfin.

Par contre mes te-po elles ont kiffé leur race : Pikachu s'est sentie beaucoup plus libre et Nadhir elle a complètement trouvé sa voie ! Pour vous dire, elle était tellement crédible à gogo qu'elle a gagné le concours du plus crédible.

Et vous voulez savoir un truc un peu marrant ?
A l'atelier, qui regroupait une quinzaine de personne, nous étions (tenez-vous) 5 étudiantes de la même école et du même cursus. Genre, on se connaissait pas forcément avant tu vois. Mais voilà, faut croire que tout ça c'est pas de l'hasard. (Ah oui, parmi les cinq, quatre sont intéressées par le même diplôme après le premier diplôme... c'est à dire un truc qui parle sexe/genre/etc.). Sommes-nous des clichés ?
Et anecdote hyper pas intéressante mais ça me fait plaisir de le raconter : parmi ces filles, j'en ai rencontré une qui est totalement d'accord avec moi sur qui c'est le plus beau garçon de l'amphi (Vassili). Pour une fois que mes goûts sont partagés... :)

Sinon, après la soirée, nous (l'Elfe, Pikachu, Noëlle et sa meuf (la tortue) archi bourrée) sommes allés voir un film dans le cadre d'un festival de pédés (comme dirait mon dad'). Alors comment vous dire ?
Nan mais faudrait qu'vous voyez ça en fait. Mais j'vais tenter une description :
Porno, lesbiennes, aiguille dans une bite en plastique, araignée, queer, désert, cowgirl, fessées, douche, carcasse d'avion... Non, vraiment, regardez ce film. Ne serait-ce que pour me confirmer qu'une des actrices ressemble à Océane-Rose-Marie et l'autre à Luna de Plus-belle-la-vie.
Ça s'appelle The Return of Post Apocalyptic Cowgirls et c'est un film de Maria Beatty (tout est dit).

Sinon, le titre de cette note de blogue, c'est rapport à ça : 

vendredi 8 mars 2013

Le voyage, le concert et la pédagogie.

Gens,

est-ce que l'Homme Susceptible vous manque ?
est-ce que vous avez trop envie de savoir comment je me suis retrouvée au milieu d'un CONCERT et de quelle sorte je l'ai vécue ?
est-ce que ça vous intéresse de savoir comment parfois les professeurs de la grande école se trouvent être les plus beaux spécimen d'amour-création du monde ?

(Si vous avez répondu oui, cette note de blogue va grandement vous passionner, sinon, je vous invite à faire des crêpes)

Mais d'abord je commence par vous raconter Strasbourg et tout le voyage et tout.
Alors genre le matin du vendredi l'Elfe et moi on se lève tôt, on fait nos bagages (ouais, le matin avant l'train, on est comme ça nous) puis direction la gare pour direction le train pour direction Nancy.

Comment vous dire ?
N'y allez pas. Bon j'y suis restée 4h c'est tout, certes. Il faisait un temps gris, certes. Mais... nan, c'est beaucoup trop moche. On se croirait dans une énorme caserne gigantesque beaucoup trop grande, la librairie du musée des beaux-arts est absolument NULLE et leur place principale est remplie de dorure bling-bling à gerber.
Bon, on n'est pas parti au jardin à la con là, mais moi ça m'a pas donnée envie d'y retourner quoi qu'il arrive. Même si l'Elfe a trouvé des cartouches de jeu Pokemon pas bien chère et même s'il y avait des trucs sympas dans la partie récente du musée des beaux arts (Je suis rentrée en vraie dans une boîte de Yayoi Kusama - EXCITATION SUPRÊME).
(Vous connaissez peut-être, c'est une demoiselle japonaise qui vit dans un hôpital psychiatrique et passe sa vie à faire des points #biographie #concept
Et donc le principe de sa boîte, c'est tu rentres dans une boîte (huhu) où qu'il y a une planche en bois au sol, de part et d'autres de l'eau, des miroirs au plafond et aux murs et des petites lumières partout. Donc les petites lumières elles se réfléchissent partout partout et tu te crois tellement dans l'univers galactique que tu jouis trop.)

La dame dans sa boîte
Bon bref. Après être passé dans un bar pour adolescent au ski (je peux pas vous expliquer mieux le concept de ce bar) pour boire un jus d'orange pressé pour moi et une bière dégueulasse pour l'Elfe, nous nous sommes à nouveau inséré dans un train. Direction Lunéville.

Lunéville. lol.
Mais bon en fait on a pas du tout visiter Lunéville parce que j'étais là pour un interviouve pour mon mémoire (sur les pédés, comme dirait mon vieux père) (alors que pas du tout tu vois, je rappelle que mon dada c'est LA TRANSIDENTITE - mais je vais en reparler tout à l'heure). L'interviouve il s'est très bien passé alors j'étais bien heureuse. Puis nous sommes repartis illico presto direction Strasbourg (enfin!).

Nous avons donc passé deux jours là-bas. Le premier pour visiter la ville allègrement  le second pour visiter quelques musées (deux) et faire d'autres interviouves.
Eh bah Strasbourg c'est juste trop beau, et quand je serai vieille peut-être je viendrais vieillir là même. Ils ont un musée d'art moderne et contemporain qui est très très bien (avec une bonne librairie dedans !), un musée des animaux empaillés qui est SOMPTUEUX, des maisons belles partout, de l'eau belle partout, des pavés magnifique. Bref. Adjugé vendu. J'ai même acheté un somptueux pull à paillette là-bas.

Et aussi ils ont aussi une antiquaire farfelue qui vend des bébé chats dans du formol. Je ne regrette qu'une chose, de ne pas avoir demandé le prix pour vous le communiquer.

Et même qu'on a bien mangé, même si j'ai plus souvent mangé végétarien que végétalien. Mais peu importe.
Par contre deux choses très étranges à Strasbourg :
1. Quand tu commande une tarte à l'oignon, on te sert une quiche lorraine. Mais quand tu inscrits "tarte à l'oignon" dans le moteur de recherche du web gogol, tu ne vois que des quiches lorraine. Est-ce qu'il n'y a que les vegan pour savoir vraiment ce qu'est une tarte à l'oignon ?! Genre, AVEC QUE DES OIGNONS.
2. Ils ont une espèce de sélection musicale un peu farfelue dans les endroits publics. Une fois on a bu une bière dans un endroit (je voulais pas mais on s'est mal compris et en plus c'était dégueulasse même si on s'est fait servir par Marion Cotillard) et la musique était tellement tellement tellement dérimante, j'ai cru qu'on allait se séparer et que le générique allait arriver. Et aussi la fois où on a mangé un kebab (enfin, l'Elfe hein) (d'ailleurs il a appris après qu'il venait de bouffer un kebab au veau-de-lait - autant de dire la pire chose abominable du monde au niveau de l'industrie de la viande) bah bref, c'était pareil, musique de mort-rupture-dépression.

Mais sinon c'était très bien et tout.

Sinon, hier soir, j'étais au milieu d'un concert. J'ai pas tout compris.
Bon, la musique elle était bien, rapport que il y avait quatre groupes qui jouait en même temps, dont deux qui était vraiment choupi (j'ai pas bien retenu, je crois que ceux que j'aimais bien c'était Marvin et Papier Tigre - l'Elfe il confirmera). Bon.
Quand même j'arrive vraiment pas à comprendre les gens qui se tortillent comme des vers de terre hein. Ils ont l'air sacrément con quoi. Pis c'est pas naturel tout ça. Moi j'comprends pas.
Bon, après avec pleins de blé liquide dans le corps, peut-être que c'est différent. Je ne sais point. De toute façon j'étais sobre.
Bon, par contre Nadhir était pas vraiment sobre tu vois. Dans le genre je roule des pelles à tout le monde et je pogote avec des individus étrangers : 10/10 !
Je crois que la soirée était quand même chouette. De toute façon, on est rentré à vélo. Ça rend tout fabuleux le vélo.

Oh ! Et sinon ce wiken, genre samedi-là, à seize heure, je vais devenir un garçon !
Il y a une asso lyonnaise (genre à la sauce féministe-gouine-queer-obsédées-sexuelles-etc.) qui fait un atelier de DragKing où qu'on peut se transformer en homme.
Ça doit être compliqué. Genre arrêter de bouger les bras là, et arrêter de sourire, et avoir des poils sur le corps et tout. Bon. J'ai déjà mon prénom (Valentin), j'ai plus qu'à trouver mon style et les fringues qui vont avec... Là c'est déjà plus compliqué. Si j'y arrive (et si je suis beau) je vous montrerais une photographie.

Bon, je vais maintenant vous raconter comment parfois les professeurs de la grande école se trouvent être les plus beaux spécimen d'amour-création du monde et aussi des nouvelles drôle d'avec l'Homme Susceptible.

Je commence par lui.
Alors hier, j'étais dans le cours-où-on-parle-de-notre-mémoire et à la pause, je papote avec le professeur Hugh Grant (si). Et là, je ne sais guère comment, on parle d'un cours de l'Homme Susceptible. Et moi, il faut savoir que le matin, je m'étais fait tatoué au stylo bille un gros coeur sur l'épaule, avec écrit dedans le prénom de l'Homme Susceptible. Et donc je tapote sur l'épaule de Hugh Grant et je dis "hé, t'as vu ?!" en montrant mon épaule avec le tatoo de l'amour. Lui, évidemment, il ri comme un épouvantail !
Et alors là, il me propose une petite folie à laquelle je n'ai su résister. Il me dit "oh, je peux le prendre en photo pour lui montrer ?!". Bah, OUI, grand fou !
C'est donc ainsi qu'Hugh Grant s'est retrouvé à prendre mon bras en photo avec son téléphone du futur, et à envoyé illico-presto un MMS à l'Homme Susceptible, accompagné de la petite indication "d'une étudiante qui te veut du bien". J'ai ri comme une autruche.

Quelques minutes plus tard, l'Homme Susceptible a répondu. "Bise à toi et bise à elle".
Plus beau jour de ma vie au moins.

Sinon dernière chose : les professeurs de l'amour et du bien sur Terre.

D'abord un détail :
Mercredi, petit cours sur l'identité de genre tout ça (mon dada donc). Et c'est un cours où il y a pleins de gens de pleins de disciplines différentes, un peu comme une option quoi. Et donc à ce cours on parle de LA BIOLOGIE ! Et la prof démonte un à un tous les arguments des gens qui disent "dans la vie, il n'y a que deux sexes". Parce que biologiquement, c'est juste ARCHI FAUX ! (Mais je sais que certains et certaines d'entre vous y croient encore donc bon...). Bref. Et à la toute fin, une étudiante pose une questions sur les opérations de ré-assignations sexuelles des adultes (en gros quand tu veux genre transformer ta bite en vagin par exemple) et là, PAILLETTES DANS MON COEUR : la prof, voyant mes yeux briller et connaissant mes positions théoriques et tout ça me dit "beh je te laisse répondre".
J'AI RÉPONDU A LA QUESTION D'UNE ETUDIANTE !! Si ça c'est pas de la reconnaissance suprême à base de chantilly à la paillette, c'est quoi s'teuplait ?!

Ça me fait penser à ma copine-prof qui elle par contre a sous-entendu en pleine réunion pour mon futur diplôme que "c'est pas parce que ça fait trois ans que je suis sur un terrain que je connais tout de ce terrain". Ce à quoi je me suis vachement offusquée rapport que je sais très bien que c'est l'impression que je donne mais je suis bien sûre d'un truc, c'est que je sais que dalle et que j'ai toujours à apprendre.
Par contre, ce que j'ai pas tout de suite fait monter à ma cervelle, et que j'aurai dû lui répondre quand même c'est que non, je ne sais pas tout mais c'est pas pour ça qu'il faut rabaisser ce que je sais. Parce que je suis désolée, mais SI, j'ai un savoir que certainEs n'ont pas. Je suis désolée mais je suis bien plus au fait de la transidentité qu'un paquet de gens ET MÊME qu'un paquet d'universitaire. Et ça, on a pas à me l'enlever, merde-à-la-fin !
Non, c'est vrai quoi, non ?!

Bon, et dernière chose (et la plus trognonne en même temps) : les profs de la perfection de la pédagogie.

Mercredi, j'ai cours avec des gens de la promo plus jeune que nous pour rattraper un truc que j'ai pas bien voulu avoir l'année dernière. Bref. Et dans ce petit cours, c'est le même prof que j'ai pour mon cours de mémoire, c'est le mec qui fait des câlins aux poteaux. Donc voilà, pour ce cours de mémoire, j'ai deux profs : Hugh Grant et le prof qui fait des calins aux poteaux. Bon.
Et à la pause là, le prof qui fait des calins aux poteaux me dit que, quand même, j'ai toujours pas rendu mon devoir que je devais rendre le 9 janvier. (Oui oui, tu as bien lu).
Et donc je lui ai expliqué que le devoir était commencé (ce qui est vrai), presque fini (ce qui est vrai) mais que j'y arrivais pas. Que j'avais peur du jugement sur mon travail et surtout que comme c'était important pour moi, j'arrivais à rendre un produit fini. Justement parce que j'aime pas arrêter ma pensé et ma réflexion, surtout sur ce sujet (n'en déplaise à ma prof-copine). J'ai dis que j'avais vraiment des difficultés quoi.

Et là, vous allez voir comme cet homme est bon et comme ces deux profs sont merveilleux et me donne des larmes et des paillettes.

Le prof qui fait des calins aux poteaux a téléphoné le soir à Hugh Grant, et ils ont discuté ensemble de qu'est-ce qu'ils pouvait bien faire. Et le lendemain, quand j'ai eu cours pour mon mémoire avec Hugh Grant, beh voilà ce qu'il s'est passé :

Il était prévu que j'intervienne la première heure, pour dire où j'en suis. J'ai donc passé un petit reportage vidéo, montré un extrait d'interviouve, et présenté le site de l'asso sur laquelle je fais mon mémoire. On en a parlé, tous en coeur et c'était chouette. Et là, au lieu de continuer la deuxième partie de séance sur un autre individu, Hugh Grant (qui a décidé ça avec son complice) a proposé un "atelier d'écriture". C'est à dire que les gens se sont mis en trois groupes, et ils devaient proposer une question/problématique ainsi que des pistes de reflexion. En gros, faire un plan d'analyse et trouver une problématique pour moi.
Moi pendant ce temps là, j'écrivais au tableau les mots à retenir (genre les dates-clefs, le nom des gens et des assos) et ensuite, je passais de groupe en groupe s'il avait des questions. MEILLEUR MOMENT.
Et à la fin on a parlé ensemble de ce que les gens ont dit et tout. En gros, tout le monde a travaillé "pour moi". Et j'étais tellement heureuse.

Et surtout, c'était beaucoup trop mignon parce qu'ils ont tou.te.s joué le jeu sans poser de questions et sans râler et même que je crois que tout le monde a compris l'histoire du mot transsexuel et transgenre et transexuée et MÊME (et ça c'est la reconnaissance suprême) je leur ai dit que moi j'aimais pas ces mots et que dans mon mémoire j'en utilisais un autre (une vague histoire de concept théorique et de politique) et beh ils ont tou.te.s utilisé ce mot. Alors qu'il n'a aucune légitimité universitaire mais que c'est celui que je me sers dans mon devoir.
Moi franchement, j'étais joie et paillettes et amour.

La vie est beaucoup trop belle.

lundi 4 mars 2013

La réussite capillaire

Bon, déjà, je suis rousse. Maintenant je suis donc un peu une sorcière et j'adore.
En plus, aujourd'hui c'était la rentrée de l'école et j'ai donc vu avec stupeur que BabyBoy s'était coupé les cheveux ! Ainsi il ne ressemble que plus trop à un petit bébé mais plutôt à un adolescent. Mes repères s'effondrent, dois-je l’appeler TeenBoy ? Je ne sais guère.
Puis Strasbourg c'était très bien et je vais tout vous raconter dans un prochain post.

Coeur Coeur.

mercredi 27 février 2013

L'alcool et le serpent

Allo les gens !

Bon, je dois vous raconter comme ma vie est une partie de relations sociales et d'activités à base de blé liquide (la bière, gens, la bière !) ces temps-ci.

Tout ça, c'est à cause de Gruffalo. Mais siiii ! Souviens-toi, la copine monogame de l'Elfe qui est venue nous voir pendant six jours. Bon, elle a pas trop kiffé sa race que je l'appelle La Monogame (n'empêche, 8 ans avec la même amoureuse, c'est tout bonnement 1. de la folie, 2. de la monogamie). Bah du coup je l'appelle Gruffalo parce qu'elle bosse dans un cinéma et que pour la sortie du dessin-animé Gruffallo, elle doit enfiler un costume de Gruffalo.

Autant te dire que j'ai pas fini de rire dans ma cervelle ET dans ma bouche.

Bon. Eh beh comme genre, elle est trop chouette Gruffallo, (non mais vraiment tu vois), bah forcément, ça donne envie de l'accompagner dehors dans la vie sociale. Bon, pas trop non plus, mais un peu.

Par exemple, nous sommes partis, un soir, dans un restaurant. Avec l'Elfe, son ami le contrôleur aérien (qui vient de la même ville que l'Elfe à la base) et Gruffalo. Alors on est allé dans un restaurant très bien, où c'est un peu cher, très bon et où toutes les serveuses sont lesbiennes (non mais si). D'ailleurs, une fois, je suis partie manger là-bas avec ma soeur, de passage dans la ville, et des amiEs... Je pense que ma soeur se souvient encore avec émotion et rire contenu de la serveuse beaucoup trop mignonne qui fait tomber une fourchette au sol, qui ensuite la ramasse juste au-dessus de moi, et encore ensuite, de mes joues plus rouges que genre le cul d'un singe.
Bon. Le truc qui était juste un peu trop con, c'est qu'on était installéEs à l'étage, et qu'on a eu que les serveurs (GAY). Alors que bon, Marine et moi attendions les serveuses avec une impatience folle - on était presque venue là que pour ça.
Mais ! Le truc qui était juste un peu trop cool, c'est que comme ces individus n'ont pas pensé, dans la conception de leurs menus, qu'il pouvait y avoir des individus vegan, ils ont du réfléchir tout exprès pour moi. Et du coup, j'ai quand même super bien mangé (genre, des potatoes, une cocotte de légumes très très bons et une tite salade mignonne, belle et bonne) et du coup... huhu... ça m'a coûté que 6 euro. C'est pas trop cool de la life quoi ?
Pis vous savez quoi, Pogo et Clémentine, bah ils habitent à Lyon dans genre quelques semaines... Bah même qu'ils vont habiter à côté... mouhahaha !

Bon, mais c'est pas tout ce que j'ai fait comme sortie dans le grand monde à cause du Gruffalo.
Il y avait une soirée de féministes en fait, d'une asso qu'on m'a dit qu'elle était bien tu vois. Mais bon, c'est le genre de soirée où je me dis "whou c'est trop bien j'veux l'y aller" mais qu'en fait nan, après j'y vais pas parce que il y a des gens, il faut se déplacer, se sociabiliser etc.
Mais là, j'ai prévenue le Gruffalo, ainsi que ma copine de l'école Nadhir, ainsi même que ma copine d'école Pikachu. Et du coup, tout le monde voulait trop y aller, et du coup : je l'ai fait !
Je suis allée dans une soirée avec mes amiEs, où il y avait de la nourriture vegan (dégueulasse, mais le geste y était), pleins d'individus que je ne connaissait guère (des gouines partout !). Mais je n'ai point trop bu d'alcool ce soir là, j'étais sage tout ça. Mais c'était bien chouette. Surtout la partie "on est entourée de lesbiennes oh-mon-dieu-t'as-vu-celle-là-bas").
C'est d'ailleurs le moment où l'Elfe s'est montré sous son vrai visage : cet homme est un papa. Mais un merveilleux papa vois-tu.
C'est à dire que pour lui, mes amies sont un peu ses filles - 'fin, quand il les voit il agit vraiment comme un papa trop chou. Là par exemple, Pikachu voulait danser sur la mini-piste de danse, mais n'osait point trop s'en approcher. L'Elfe l'a donc accompagné, et nous avons pu à loisir le voir se trémousser sur de la musique de gouines, entouré de gouines, et profondément heureux.

Mais tu crois que c'est les seuls moments où je suis sortie dehors dans la nature à cause de Gruffalo ? QUE NENNI ! Je suis sortie encore DEUX FOIS avec cet individu ! Et deux fois où j'ai bu de l'alcool ! Même qu'une fois j'étais bien  cuite, et que comme ça j'ai enfin appris le nom du serveur que je vois tout l'temps et que comme j'étais bien cuite quand on est parti mangé de la nourriture à côté bah je me suis dit "allez j'suis folle je prend de la nourriture qui pique !" (genre le truc que je prend juste jamais, pour moi le poivre et la moutarde ça arrache tu vois). Bah, comment vous dire ?
La nourriture épicé, ça décuite pas mal en fait.

Bon, la vérité, quand Gruffalo est parti dans son pays bordelais, j'étais la tristesse dans mon coeur. Et elle est passé sur la liste des gens qui doivent emménager dans ma ville :
- Victor Ville
- La voleuse
- Pouhiou
- La-soeur-de-l'Elfe-qu'est-ma-copine
- Pogo moumoute
- Clémentine
- Martin
- Gruffalo

Bon, et sinon, sachez que sur ma lancée, je ne me suis jamais arrêté de boire de l'alcool !
Genre j'ai bu encore de l'alcool avec un garçon de ma classe que j'essaie de le convaincre d'arrêter de manger des animaux morts, genre aussi avec un garçon de Twitter, genre avec un Dragon... Je n'arrête plus !

Mais là ça suffit quoi, stop.
Enfin bon, jusqu'à ce que ce soit la rentrée... faut bien fêter la rentrée, non ?

Bon et dernière chose qui vous passionne à la folie, ce sont mes rêves (si, ça vous passionne).
Ça fait plusieurs fois que je rêve de ma fille. Parce que ce n'est pas un chat comme les autres, NON. Non et re-non ! C'est un individu à part entière, c'est ma fille, c'est mon amour, c'est ma Lumière, c'est ma Lunette, OKAI ?!
Bon.

Et souvent quand j'en rêve, genre j'ai peur qu'elle soit morte ou des trucs comme ça (sympa). J'me souviens d'une fois où elle se transformer en un autre animal et je gueulais sur Martin : mais tu COMPRENDS PAS, c'est un HYBRIDE ! (Moitié poule je crois me souvenir) Ça veut dire qu'elle va mourir PLUS VITE ! (Ouais parce que ça sous-entendais qu'elle vivait en même temps une vie de poule et une vie de chat, donc ça fatigue plus vite, logique). Ben Martin elle voyait pas l'problème quoi...
Enfin, j'veux dire, t'imagines un peu ma fille avec une moitié de tête de chat, et l'autre moitié de poule ? Genre trop normal..

Mais il n'y a pas que ça. Là il y a quelques jours, j'ai rêvé que je revoyais un serpent - serpent que j'avais déjà tué dans un rêve précédent. Et je lis que pour le tuer, il faut de l'eau. Et je me dis "bah, bizarre, moi je l'ai pas du tout tué avec de l'eau !!" (je crois que je l'avais assomé, j'sais plus). Alors comme je suis trop CONNE, je verse de l'eau sur le serpent (il était déjà mort t'sais, mais non, non moi faut que j'en rajoute). Et là ça fait psssssshhhhhhh et genre il y a de la petite fumée qui sort et... voilà que je t'avais ressuscité le méchant serpent !! Et du coup il change de pièce, hop, il s'enfuit et hop il se fusionne avec Bonnie ! Genre c'était le corps de Bonnie, mais à l'intérieur le serpent. Et du coup elle devient folle, elle court partout et surtout elle saute partout et là elle saute par la fenêtre. Et comme c'est très très haut, j'ai très très peur qu'elle meure de la hauteur. (En plus il fait nuit dehors, on voit mal) Mais comme elle a un serpent (maléfique) en elle, elle meure pas : je le sais parce que je vois son petit corps noir et blanc qui s'enfui en courant.
Voilà.
J'ai rien compris.

Ah, et demain je vais chez le coiffeur gens ! Je vous dis pas ce que je fais parce que s'il faut il va me dire "nan mais j'peux pas, parce que blahblahblah" (ça m'est arrivé pleins de fois, c'est pour ça que j'y vais plus jamais). Je te dirais demain.

Et aussi, vendredi matin on prend le train avec l'Elfe. On va à Nancy, visiter pendant 5h, puis à Lunéville, pour que je fasse un interviouve pour l'école, puis on va passé le wiken à Strasbourg.
Gens, c'est la première fois que je pars en wiken avec l'Elfe. Faudra tellement trop que je vous raconte.

samedi 23 février 2013

Info express

J'ai. pris. une. cuite.

C'est tout. (et c'est bon).

mardi 19 février 2013

Débordement

Je vous ai récemment dit que bon, les choses allaient changer puisque j'intégrais depuis peu le fait que je suis différente (on l'est touTEs, mais me répondre ça, c'est nier des difficultés que j'ai et que vous n'avez pas). Bon, ça okai.
Problème : bah mine de rien c'est dur. C'est dur parce que là je me sens dans une période très très débordée et je sais pas comment faire. Alors j'ai décidé de faire une liste, pour visualiser.

- Ranger ma chambre (parce que c'est moi qui met tout le bazar)
- Ecouter et retranscrire mon interviouve de Strasbourg (pour le plus tôt possible)
- Lire un livre de 331 pages (pour le plus tôt possible)
- Faire une gâteau pour le séminaire de jeudi
- Partir me faire épiler les sourcils (je le fais une fois par an, quand je vois mon grand-père dans mon miroir)
- Lire un chapitre de 53 pages (pour mardi prochain)
- Choisir un livre pour mon cours d'espace public et en faire une fiche de lecture (pour le plus tôt possible)
- Faire deux fiches de lecture pour l'Homme Susceptible (pour le plus tôt possible)
- M'épiler les aisselles (toute seule c'est juste la mort et l'Elfe il veut pas, alors je le fais pas)
- Partir acheter mes billets de train pour Lyon - Nancy - Lunéville - Strasbourg - Lyon (pour le plus tôt possible)
- Faire une autobiographie courte sur mon rapport à mon terrain de mémoire (le 28 mars ça doit être fini tout bien)
- Préparer mon interviouve de Lunéville (pour avant le 1er mars, et pour jeudi ce serait le mieux)
- Aller chez un coiffeur (mais ça c'est réglé par le problème financier, et c'est un énorme problème parce qu'avec une serpillère sur la tête je me sens laide et je m'aime pas, et si je me sens laide et que je m'aime pas, j'arrive pas à faire les choses)
- Faire une fiche-résumé de mon exposé de la semaine dernière (pour le plus tôt possible)
- Faire l'analyse complète d'un site internet (j'ai un retard de un mois dessus) (donc vraiment pour le plus tôt possible)
- Faire mes papiers pour l'assurance maladie (pour le plus tôt possible, parce que je dois aller chez un docteur et un dentiste, genre vraiment)
- Aller à LaPoste chercher le recommandé de mes papiers de fin de contrat de travail (avant que ça disparaisse - je l'ai reçu la semaine dernière)
- Donner mon certificat de maladie à l'école (sinon je peux pas repasser les trucs que j'ai raté à cause que j'étais malade)
- Rattraper mon cours de stat de ce matin (histoire de comprendre le suivant)
- Ecrire à deux profs pour leur dire que je peux pas assister à leur cours et qu'il faut qu'elle me donne un résumé (pour le plus tôt possible, histoire qu'elles me prennent pas pour une fille qui s'en tape)
- M'organiser pour retapisser ma chambre (on déménage dans trois mois)
- Acheter un chargeur parce que celui de mon ordinateur est mort (heureusement, l'Elfe il en a un tout petit)
- Prendre rendez-vous chez un docteur (pour le plus tôt possible)
- Me débarrasser du tas de vêtements que je porte plus et qui traîne dans un coin de ma chambre (parce que avoir une maison laide et mal rangée ça n'aide pas - environnement bordélique = esprit bordélique)
- Faire les courses pour manger (pour le plus tôt possible)
- Répondre au texto de Nadhir (reçu ce matin, j'arrive pas à répondre)
- Répondre au texto de Noëlle (reçu hier soir, j'arrive pas non plus)
- Répondre au mail de ma copine Maïs (reçu il y a une semaine, très très envie de l'écrire. Ai commencé, pas réussi à finir)
- Appeler Anounymous
- Appeler mes parents
- Appeler mes grand-parents
- Trouver du travail pour cet été
- Faire mes comptes
- Nettoyer ma maison

Et là la tentation de rester dans mon lit sans bouger parce que je suis débordée et plus que tentante. Mais non, je sais que non, que ça n'arrange rien. Problème : je ne comprends pas par quoi je dois commencer. Je suis paralysée. Genre, j'y arrive pas toute seule.
Et c'est tout précisément de ça que je parle depuis trois posts : je n'ai pas "la flemme", je "n'y arrive pas".

Et l'Elfe il est gentil et très dévoué mais il comprend rien du tout. Et c'est normal pour deux raisons :
Nombère ouane : Bah il n'y a pas partout des gens comme moi, à part des encore pire à la tévé genre les émissions de real tévé. Alors bon, on est pas habitué et on sait pas quoi faire
Nombère tou : l'Elfe il pige JAMAIS RIEN à la différence. Je suis pas en train de lui reprocher un truc qu'il ferait exprès de faire, je dis juste que pour lui la vie est simple, tout le temps. Et ça va très loin, c'est à dire que la moindre perturbation (Muche qui a la grippe) le déroute au plus haut point, alors il fait comme si tout était encore normal (Muche est en bonne santé, pas de traitement particulier). C'est très drôle quand on sait que j'ai besoin d'un double traitement particulier.

Après, heureusement que je l'ai l'Elfe. Parce qu'il fait tout quand même. Grâce à lui par exemple, je me nourri. Parce que seule, j'aurai mis "-manger" dans la liste là en-haut, et comme j'aurai été débordée tout pareil, j'aurai pas manger. Quand j'habitais avec des amies dans la ville rose, quand elles étaient pas là, je mangeais pas souvent. Grâce à lui j'ai un peu de vie sociale aussi, et je peux faire des trucs que je veux faire quand il m'accompagne. Et aussi desfois, j'ai une épaule quand je pleure (même si la vérité  ce mec il pige rien aux larmes et à l'émotion rapport qu'en fait c'est un mi-elfe, mi-robot). Grâce à l'Elfe, ma maison est relativement propre aussi, le linge est lavé, la vaisselle est faite. Genre les trucs les plus basiques que moi ça m'agace parce que 1. je suis DÉBORDÉE EMOTIONNELLEMENT JE TE DIS et 2. J'avais 11 ans que tout ces trucs c'était un peu mon quotidien quoi (genre moi je trouvais ça normal et je comprenais pas pourquoi ma copine elle m'appelait Cosette. Autant te dire que quand je vois mes frères et soeurs à 12 ans, j'imagine très bien maintenant).
Bref, à cause de tout ça (qu'il fait en râlant mais qu'il fait tout le temps), j'ose pas lui demander d'autres trucs. Parce que ça fait trop. Puis parce que je suis pas sa gosse, il m'a choisie, c'est pas un truc du type "han! j'ai pas eu l'choix et je dois vivre avec une enfant teubé mais bon tant pis je l'aime parce que c'est moi qui l'ai pondu". C'est plutôt de l'ordre "je suis un adulte, je veux une femelle adulte, merci". Le truc logique et normal tu vois.
Alors tout ça, c'est un bel ouroboros je trouve.

Bon, ceci était la suite et fin de l'étalage de ma nouvelle vie consciente (mais ça c'est à cause du 21 décembre 2012 tu vois, l'ordre cosmique tout ça).
Genre je vais essayer de faire un plan d'attaque de ma liste et puis je reviendrais te causer. Je vais te parler de trucs fous : de soirée, d'alcool, de lesbiennes, de La Monogame (et de son nouveau surnom plus propice), de nourriture qui pique, de menu vegan, de ma professeure-ma-copine, de Quelqu'un, du-pédé-de-Twitter, de Pikachu ; en gros, la folie, l'amour, la paillette et le rire avec la gorge !

(Et aussi gens, qui que tu sois, je veux bien que tu me dises que tu m'aimes. Ça me nourri pas mal pour avancer. Et là j'en ai un peu besoin tu vois).

vendredi 15 février 2013

Plate-bande, Carotte, Invasion

On m'attaque ! On me spolie ! On me vole !

Sachez, gens, que Carotte (mais siiii la meuf avec qui je papotais quand j'ai dis à BabyBoy que j'avais rêvé de lui dans un lit) elle se frottifotte avec MON Homme Susceptible !
Elle a même osée, tel un chacal farfelu, se demander si "ah mais peut-être je pourrais l'INTERVIOUVER dans mon sujet de mémoire tout ça". Non mais JE RÊVE !
Puis genre elle lui parle tout l'temps aux fins d'cours tout ça... non mais la jalousie me ronge, t'as pas idée !

Pire, ils ont des choses en commun, et en plus, il lui fait des confidences ! Normal, elle est toute mignonne, toute maline, et elle arrive à lui parler sans devenir rouge comme une tomate (ce qui serait pourtant drôle pour un Carotte)... Genre comme ça il lui balance qu'en fait il est un peu un homme du théÂtre, genre il a écrit des trucs tout ça. Sales élèves de grandes grandes écoles....

Et moi dans mon coin, j'enrage comme un escargot (ça veut dire que je bave beaucoup) parce que je sens bien que j'ai pas trop les moyens de lutter. Scandal !

Sinon il m'a quand même mis 14 à mon devoir de la Reconnaissance, où j'écrivais pendant dix pages comment on peut articuler TOUT ce que veut dire "reconnaissance" avec... avec... la transidentité.(Ah vous vous y attendiez pas hein ?!)

Et aussi je voudrais hurler à l'Ordre Cosmique des Choses que c'est pas du tout sympa d'attendre le moment où je décide que je veux plus me laisser déborder par la Vie et que pour ça il faut apprendre à faire peu de choses à la fois et à accepter ses limites et blahblahblah... POUR FAIRE VENIR TOUS MES AMI.E.S A MA MAISON !
Genre. Pogo Moumoute et Clémentine, d'abord. Puis là on reçoit La Copine Monogame de l'Elfe (7 ans qu'elle est avec sa meuf, ça s'invente pas). Quand elle part on a quelques jours de repos. Mais PATATRAS, aussitôt, Victor Ville et La Voleuse viennent à notre maison...
Je crois qu'il m'envoie du challenge l'Ordre Cosmique des Choses. (et aussi de l'amour mais j'ai peur de passer pour une niaise) (genre).

En parlant de niaiserie... Baby Boy le retour 2 !
Après avoir papoté avec ma copine Nadir pendant le cours de sociologie de l'âge et de la génération et des coureurs marocains et de l'anorexie (véridique) avec Valérie Lemercier (sosie jeune parfait), bah on a decidé que c'était trop chelou ce qu'il avait fait BabyBoy. De genre me demander tout-de-go si je le draguais. Alors moi, je lui ai envoyé un mail disant à peu près :


[...] J'sais pas, les humains d'habitude, soit ils aiment se faire draguer et ils continuent le jeu, soit ils aiment pas et font en sorte que ça s'arrête. Genre, j'crois qu'c'est la première fois de ma vie que quelqu'un me pose c'tte question si directement ?!
Quel mécanisme t'as poussé à faire ça ?
Si j'étais vraiment en train de te draguer, tu m'aurais gênée, puisque t'aurais mis des mots clairs sur un comportement flou. Mais là comme je l'étais pas, bah tu m'as quand même mise en question, et j'ai dû m'excuser.... alors que j'avais rien fait. J'ai l'habitude de ce genre de truc pour tout te dire, on interprète souvent mal mes paroles/actions. Mais là, ta façon de faire était inhabituelle.
Tu sais pourquoi ?


Non mais sans déconner, c'est vrai ça. C'est quoi ces manières ?!
Bon, beh après il a répondu. Eh bah Babyboy il est zinzin du zguegue de sa tête. C'est genre le keum à mi-chemin entre l'Homme Susceptible et un adolescent révolutionnaire. Et genre il croit qu'il est seule au monde. Et genre il est trop fou et trop lol. Mais vise un peu :

C'est moi qui devrait m'excuser, mais je trouverais cela tellement convenu que je ne le fais pas...
Convenu ? Non mais allo quoi ! Faut tout lui apprendre à ce garçon, c'est pas parce que c'est convenu qu'il le fait pas, c'est parce qu'il veut pas le faire, tout en assimilant qu'effectivement c'est convenu. Sinon on est vraiment dans la lutte révolutionnaire adolescente et déjà qu'il a une tête de Baby, si en plus il a un dedans d'adolescent, OU VA LE MONDE ?! Mais il poursuit, et c'est encore plus huhuhu :

Je n'aime pas tellement draguer ou me faire draguer, mais par contre, je prends un malin plaisir à en parler, le déceler, le soupçonner,... Dans la drague, je préfère la parole à l'action... Et je crois que cette "façon de faire inhabituelle" vise à déconstruire ce que je considère comme une hypocrisie morale : l'articulation entre attirance/sexe/amour.... Mais là il me faudrait du temps pour t'exposer ma conception....
Non mais tu as vu ça un peu ? "Il me faudrait du temps pour t'exposer ma conception, gngngn". Genre j'suis trop teubé de la boîte et je peux pas capter. Non mais franchement, laisser moi rire avec ma bouche et ma glotte ! Mais l'enfant continue dans son élan, et se permet donc de m'expliquer sa vision, qui n'est pas donc révolutionnaire mais au contraire, terriblement ancienne. Et il va, mifigue miraisin, me faire un exposé pathétique :

En gros, je pense le sexe et le couple comme deux choses très distinctes... Je déplore notre rapport à la sexualité, et je conçois ce dernier comme une tare de notre temps... Alors souvent en soirée, je prends le temps d'exposer ma conception à des personnes qu'habituellement je voudrais draguer... Tu vas me dire que le discours devient l'action elle_même. Mais cette technique n'optimise en rien mes chances de "conclure"... En effet, je suis souvent confronter à des réticences, des rejets, des "ah mais tu considères les femmes comme des objets"... A cela, j'essaie pédagogiquement (en référence à l'histoire : grecs, puis Eglise qui lie mariage-sexe, etc... ; à un peu de psycho, socio,... ; aux notions de couple, de fidélité, de plaisir...) de montrer qu'au contraire, je pense accorder davantage de place aux sujets, au delà des formes figées et périmées de penser, de s'épanouir,....
Franchement, quand on me connaît un minimum, c'est ultra risible non ?! Et le pire, ça a été la suite-et-fin, là où après avoir essayé de m'éduquer, il nous la joue "Pouvoir-de-l'Homme-Susceptible" en s'essayant à des formes étranges et convenues de supériorité sur moi :

Si je t'ai demander si tu me draguais, c'est parce que je l'ai cru d'abord, puis aussi parce que ta personnalité relativement inédit à mes yeux m'a donner envie de voir comment tu pourrais répondre à ça... positivement comme négativement... Allez, tu vas t'en remettre ?
Non mais où va le monde ?! Pas qu'un peu je vais m'en remettre ! J'ai donc pris ma plus belle plume (expression collégienne de circonstance) et j'ai balancé à mon tour :


Je comprends pas forcément le concept de séparer la drague de l'acte sexuel... Mais pour le reste, "tu prêches une convaincue" comme on dit. Ça fait bien longtemps que j'ai séparé sexe et couple, et je sais donc d'expérience qu'effectivement, ça ne permet pas de pécho plus facilement, au contraire. Tu passes pour un mec qui respectes pas les meufs, bah moi je passe pour la meuf qui se respecte pas, haha.
Donc no stress. Mais c'était drôle de te voir écrire ton premier mail de plus de 5 lignes pour défendre ta position 
Je sais pas si j'ai répondu positivement ou négativement tiens. Mais j'ai été ravie d'être une expérience. haha

Voilà c'est tout. Je me devais de partager ses prétentions avec vous. Ça fait un peu une pause des miennes ;)

Dernière chose avant de retourner à mes devoirs de l'Ecole pour avoir mon diplôme : vous savez ma bière au yaourt ? Celle dans "mon" bar ? Bah Nadir elle l'a kiffé sa race. Qui, ici, n'est pas encore venue la goûter hein ?! Je vous attends, apparemment c'est le moment idéal pour visiter ma City et ma maison !

PS : Victor Ville et La voleuse à la maison ! Victor Ville et La voleuse à la maison ! Hourra !

mercredi 13 février 2013

La meuf qui va trop loin

Gens d'amour,

Il est vrai que je n'ai pas donnée de nouvelles depuis un petit moment. C'est normal c'était une période très intense. De ces fameuses périodes où tout arrive en même temps, ou je fais tout en même temps et où je ne m'en sors pas. Sans dire que c'est la dernière fois, je peux quand même vous dire que cette période là m'a fait comprendre un petit sac de chose sur moi-même, et la vie devrait devenir bien plus simple désormais.

Je reviens donc pour un post de la longueur où je vais causer de trucs drôles, de trucs émouvants, de trucs de l'amour, de truc de l'ordre pratique des choses etc. En vrac : Baby boy, Strasbourg, L'Elfe et son travail, L'école, Le travail, La nourriture... Combo d'informations !

Mais avant ça, deux choses :

Number one, j'ai mis à jour la petite page qui s'ouvre quand on clique à gauche, sur le petit dessin de la poupée gonflable qui dit "SexMuchine ?", vous pouvez y aller voir, même qu'à la fin je fais une liste de cases, c'est très instructif.

Number two, BONNE ANNEE PEUPLE !
Nous sommes depuis dimanche dans l'année du Serpent d'eau. Nous sommes plusieurs sur ce blogue à être serpent, je nous souhaite donc une merveilleuse année, remplie d’Évolution. Vu que nous sommes élément Terre en plus, profitons pour prendre tout ce qu'il y a à prendre : buvons, buvons, buvons ! Et comptons sur notre élément céleste (feu) pour faire bouillir cette eau-nourriture, et nous débarrasser de tous les éléments négatifs qu'elle aurait pu contenir.
Whouhou !



Bon, pour commencer, un petit truc lolilol. Genre y s'est passé des trucs avec BabyBoy, l'homme à tête de bébé. Il m'a posée une question trop choue, avec une histoire bien rigolote derrière, et faut genre trop que je vous raconte !

Voilà qu'un jour on sort d'un petit cours qu'on a en commun, et là d'un coup, j'sais pas c'qu'il lui prend, il me pose une question "Et toi Muche tu fais quoi les wikande ?". Sa question venant juste de nulle part, et étant estomaquée comme un esturgeon (?) que BabyBoy m'adresse la parole, ajouté au fait que raconter ma life est ma passion... bah j'me suis lancée dans les confidences tu vois.
D'un naturel beau comme les arbres (?) je lui ai donc raconté que bah moi, je faisais pas grand chose les wikande, que j'étais une grosse handicapé sociale, que parfois c'était dur, mais que j'étais faite comme ça. Intéressé, il me demande l'origine de ce "problème". Alors comme j'étais encore conne (je vous expliquerais tout à l'heure ma super théorie de pourquoi c'est pas un problème et pourquoi j'ai enfin les réponses à mes questions subtiles intéressantes et douces de la vie sociale entre humains), je lui ai dit que je savais pas vraiment. Que j'étais passée par diverses phases et que j'avais tour à tour accusé les autres (d'être des imbéciles et que moi j'étais mieux), ma mère (de m'avoir élevée sans me montrer ce qu'était une vie sociale), et moi-même (d'être renfermée sur moi, pas ouverte aux autres, et donc un peu une grosse conne) et que maintenant, bah je réfléchissais parce que là, aucune de ses solutions ne me satisfaisais plus. Voilà, je parlais à ce type plus de 10 secondes pour la première fois de ma vie, et je la lui racontais sans gêne. C'est ça qui constitueras l'argument 1 de sa question.

Pis bon, comme vous le savez, je rêve plutôt pas mal la nuit. Et souvent des gens que je connais en plus. Pis souvent, je couche avec aussi. Bah bien sûr, ça n'a pas loupé !
J'ai rêvé que BabyBoy était dans un lit, tout en haut d'un amphi vide en fait, et en bas, un petit groupe de gens étaient devant un tableau noir (enfin, vert, comme à l'école - j'ai jamais compris pourquoi ils s'acharnaient à appeler ça un tableau noir). Ces gens étaient en train de décider ensemble qui participerais à la pièce de théâtre et moi j'hésitais : j'y vais et je laisse Babyboy, où je vais avec lui ?
Puis finalement j'ai décidé de rester avec lui, dans ce lit, et je les ai vu rayé mon nom au tableau.
Je me souviens alors d'un grand moment de tendresse avec BabyBoy, à base de câlins et de sensualité - mais en fait, pas d'acte sexuel en soi. Et puis le réveil.
Bon, j'ai genre super hésité à lui raconter parce que je le connais pas trop et j'avais peur qu'il l'interprète tout ça... Mais finalement au bout d'une semaine, j'ai eu l'occasion de papoter avec lui et une autre fille (Carotte) et on a parlé théâtre rapidos et hop! j'en ai profité pour balancer mon rêve. Ceci, sera l'argument 2.

Puis tu vois genre une semaine après, Pogo moumoute et Clémentine viennent à la maison. Sachez pour la compréhension de cette histoire que Pogo a quatre passions dans la vie : L'italo disco (meilleure musique ever), Clémentine (tu m'étonnes!), Les handicapés (Ils se comprennent plutôt pas mal tu vois) et les jeux vidéos. Et parmi les jeux vidéo, un amour sans bornes pour Pokemon. Bon.
Et en fait l'Elfe, il a genre retrouvé lui aussi sa gameboy il y a pas longtemps, avec Pokemon dessus, et c'est la fête à la maison.

D'ailleurs petite aparté mais dans le jeu on peut renommer les Pokemon. Il y en a un qui s'appelle donc désormais Bonnuche, savant mélange de Bonnie et Muche. Voici donc la bête :

Description officielle :
Ronflex est un Pokémon très pacifique, mais très paresseux aussi.
Ses principales préoccupations de la journée sont dormir et manger.
Son incroyable estomac est capable de digérer n'importe quoi,
même le plus mortel des poisons.
Ce Pokémon préfère faire la sieste plutôt que de se battre.
J'veux dire bon, merci quoi.

'Fin bon, au revenons à Baby Boy.
 Donc l'Elfe et Moumoute, tous les deux avec leur gameboy (L'Elfe avait la gameboy rouge, avec la version rouge et Moumoute la gameboy bleue avec la version bleue - allo quoi!), avaient besoin du fameux CÂBLE LINK, petit bout de plastique servant à relier de gameboy et d'ainsi s'échanger des Pokemon. (Nous sommes dans une autre dimension hein). Et je savais, parce qu'il en avait parlé sur le groupe Facebook de la fac, qu'il avait ce fameux câble Babyboy. Comme j'aime mon Elfe et que j'aime Pogo Moumoute, et qu'ils sont beaucoup trop mignons avec leur gameboy, bah j'ai demandé à Babyboy son câble. (Finalement il ne me l'a pas prêté, PetE ont acheté un câble avant que BB le retrouve). Bref, argument 3 quoi.

Et donc sur le web, via Facebook, je lui dis donc que bon, le câble ça va. Vu la lenteur qu'il a mis à le chercher, je m'étais débrouillée quoi. Donc il me répond etc. ET A UN MOMENT Baby boy me dit tout de go :
[...] En attendant, je dois dire que tu m'as surpris... !? pas dragué !?

Je te laisse imaginer ma tête à se moment là... Bon, faudrait trouvé un .gif là... Mais en gros c'était une tronche à mi-chemin entre un sourire innocent et un franc fou-rire. Non mais j'te jure quoi... Bon, du coup j'ai quand même répondu :

Dragué, non pas vraiment. J'ai pas l'impression d'avoir des raisons de faire ça.


Non mais franchement quoi ! Pis il m'a répondu et il m'a dit qu'en gros, il voyait pas dans la vie de tous les jours que j'étais une grosse handicapé sociale. Ce à quoi j'ai dû lui expliqué, à cette grosse banane, qu'il ne me voyait que dans le cadre de la fac et de mes cours. Où bon, au bout de deux ans je commence effectivement à me sentir plus à l'aise. Même si je parlais encore qu'à deux individus l'année dernière quoi... Et qu'il n'était donc pas dans ma vie de tous les jours, pour effectivement remarquer que j'ai de petits problème d'intégrations sociaux. Puis franchement, faut pas être un peu FAISANDÉ DU CERVEAU pour draguer en se faisant passer pour une débile ? J'ai l'air d'être faisandé du cerveau moi ?! Mais bon, après mon mail explicatif de trois pages A4, j'pense qu'il a compris.
Non mais j'te jure !

Bon sinon, t'attends que je te parles de Paris City hein ?
Bah tu peux attendre, j'y suis RE pas allée !
Alors, kesskissépassé cette fois ?
Bah en fait, le-matin-même, y'a ma copine Nadir qui s'est fait cambriolée. Genre il y a des connardEs qui sont rentréEs dans sa maison et qui l'ont pris l'ordinatasoeur et foutu tout le dawa, pendant qu'elle, elle faisait des câlins à son Quelqu'un. (Ouais, elle s'est trouvé un Quelqu'un à Lyon, j'ai perdu tout espoir d'en faire ma petite amie, cette morue!). Du coup, bah elle pouvait plus venir, rapport à attendre les gens de la serrure, de l'assurance, de la police, de blablahblah, de etc. Et bah moi, toute seule là, bah non... C'était au dessus de mes forces de Muche. Alors pas Paris.

Mais je suis partie à Strasbourg par contre !
C'était genre ce dimanche. Je suis partie dimanche matin à 6h (glups), puis je suis arrivé à 10h30, j'ai été recueillie par la soeur de Nadir (aka la meuf que je pourrais me venter d'avoir vue dans la vraie vie avant qu'elle soit la plus célèbre aqualleriste merveilleuse du monde du futur) et son amoureux qui fait du sport. Alors sachez qu'ils sont absolument trop chous, qu'il mange pas des animaux morts donc c'était tout bénef, et que Strasbourg c'est beau, beau , beau et re-beau !
Même que j'ai envie d'y retourner parce que je suis repartie... le lundi matin à 6h (glups).
Tout ça pour faire un interviouve d'une dame de l'asso sur laquelle je fais "mon mémoire". Interviouve dans un bar bruyant, avec un enregistreur qui s'est éteint au bout d'une heure trente, et que nous on a parlé genre deux heures. Donc un peu dommage. Mais j'ai noté pleins de trucs et ça m'a fait quand même avancer. Donc ça va.
Pis de toute façon je veux trop y retourner pour visiter.

Pour te donner une idée du level
J'en profite pour te dire que la veganerie je m'y fais plutôt pas mal. L'Elfe a appris à cuisiner les légumes, et c'est chouette. Les crêpes vegan, c'est la vie. Et je suis en manque de rien, pas encore. Bon, demain on va dans mon bar préféré (le seul auquel je vais en fait) (tellement que quand j'y vais, j'ai même pas besoin de dire ce que je veux, il le savent) (d'ailleurs t'aurais du voir la tronche que j'ai tiré le jour où le serveur arrive vers notre table et me dit pour la première fois "une rouge c'est ça") (oui parce que je ne bois que cette bière là, elle a un merveilleux goût et une merveilleuse odeur de yaourt aux fruits rouges). Bref, et d'habitude on prend "une planche" avec la bière, avec du Saint Marcellin et du caviar d'aubergine. Alors autant l'aubergine, double ration pour Muche, autant le St Marcellin, c'est du fromage. Donc du lait. Donc c'est mal. La question reste donc entière : vais-je céder ?

Donc voilà, jusque là tout va bien. A part ce soir où j'ai voulu faire des cakecarotte pour mon école demain bah... c'était dégueulasse. Même pas j’emmènerai ça à des gens que j'aime pas. Du coup je suis un peu triste du cœur.

Ah oui et aussi, tant qu'on est dans les détails de la vie quotidienne, parlons un peu du travail...

EH BAH CA Y EST ! L’Elfe il a plus de travail. Il a réussi à négocier bien, fin de contrat, il a eu la prime de la fin, il va avoir le chômage, et la vie est belle. Fini les assiettes aux bourgeoises, Liberté !
Mais bon, là il en cherche pas trop un autre, rapport au fait qu'il prend des vacances - et qu'il a bien raison. Et puis bon, CA Y EST NUMERO DEUX : je suis virée ! L'entreprise du mal m'a envoyée une belle lettre qui dit "allez c'est bon casses-toi on veut plus de toi". Victoire !

Bon, et dernière chose, l'école.
EH BEH STRESSE INTENSE !
Parce que vois-tu, le diplôme de fin d'année, c'est un peu là, genre en mai tu vois ! Donc autant te dire que j'ai peur et que la vie est dure et que c'est le drame et que "mais je vais y arriver". Sachant que j'ai des trucs de l'année dernière à rattraper, que comme j'étais malade bah j'ai pas eu des trucs de mon premier semestre non plus et que c'est le stresse, et que la vie est dure et que c'est le dr... BREF !
Je pense être totalement dans la sincérité de mon cœur quand je te dis que j'ai jamais autant bossé de ma vie. Même pour ma première année où j'ai quand même pas mal bossé le truc.

Bon, et finissons cette petite note de blogue sur une note personnelle et touchante et émouvante et belle.
Je te disais plus haut que j'étais, comme souvent, comme régulièrement, dans une période de débordement où j'arrive à rien faire, où je rentre dans ma boîte et où je galère à donner des nouvelles. Je te disais aussi que cette fois était particulière. Bah maintenant je vais t'expliquer le pourquoi du comment de l'évolution de Muche. Mais sans rentrer dans les détails parce qu'on s'en tape tu vois.

Bah en fait (et quelqu'un part, Babyboy m'a aidé à réfléchir à ça tiens,puis pleins d'autres gens aussi hein) depuis genre toujours, je réfléchis sur moi-même sur le fait que je fais des choses mal, que moi je trouve pas mal. Genre draguer les gens et après ne pas en vouloir, genre dire ce que je pense sans détour même quand c'est méchant, genre dire "oui on fait ça okai" et en fait j'y vais pas, genre pas appeler les gens que j'aime, genre pas aimer les gens que je connais pas, genre pas répondre au téléphone, genre être sauvage tout ça...
Bref, c'était toujours la tornade dans ma teuté et je comprenais pas putain !
Bah maintenant je comprends toujours pas, mais je suis vachement rassurée. Parce que si je te demande pourquoi t'es douéE en cuisine, t'en sais rien. Si je te demande pourquoi t'aimes le vin, t'en sais rien aussi. Eh bah moi c'est pareil en fait. Et si il y a un truc qui m'arriveras plus je pense, c'est de culpabiliser pour ça (ou plutôt, culpabiliser parce que justement, je culpabilise pas). Tous les trucs que je fais pas, c'est pas parce que je veux pas les faire, c'est parce que je peux pas. Et il n'y a rien de "normal" de savoir/pouvoir les faire. Quoi de naturel dans l'organisation des relations humaines, dans l'alcool, dans les soirées, dans le téléphone etc. Tout ça, on le construit ensemble, en société. Et il y a des gens qui ne peuvent pas, parce qu'ils naissent différent. C'est vraiment une histoire de capacités je pense. Et j'ai pas franchement envie d'aller voir un psy pour me confirmer ce que je sais, parce que je le vis depuis 23 ans, je suis différente.

Ça peut paraître pas grand chose mais pour moi ça change juste tout. J'ouvre complétement les yeux sur un énorme paquet de choses et vraiment j'insiste, je perd la culpabilité de ne pas culpabiliser. Ce qui reste à savoir, c'est comment je vais aborder ce "nouveau moi" parce qu'il reste un problème, c'est que j'ai pas d'étiquette officielle ; c'est à dire qu'il n'y a pas une instance décisive qui m'a collé le nom d'un syndrome sur le front (et pourtant, je le mérite peut-être). Et c'est précisément cette non-reconnaissance qui pose problème, c'est cette non-reconnaissance qui m'a fait pleurer comme une morue dans les bras de mon Elfe magique il y a pas si longtemps...
Quoi qu'on en dise, j'ai toujours essayer, et je comprenais pas pourquoi j'y arrivais pas. Ce qui m'a fait craquer, c'est quand j'avais prévu plusieurs trucs dans le week-end (voir un pote de ma copine Pikachu pour son sujet de mémoire parce qu'il voulait savoir des trucs, passer à un truc que je voulais grave voir et y retrouver ma copine Nadir) et que j'ai pas pu y aller, et que j'ai pas répondu au tel, aux textos, rien... et deux jours plus tard, Pikachu m'a engueulé (mais gentiment hein !) par texto... elle avait raison, "ça se fait pas" ce genre de choses. Et là j'ai eu ma plus grosse crise de larmes depuis 1989, parce que je comprenais que mon comportement n'avais pas été celui attendu, mais je comprenais surtout que cognitivement je n'avais pas pu faire autrement. Et j'ai vraiment pris conscience de qui j'étais, de mes difficultés et de tous les moments où on essayait de me faire rentrer dans "des cases" et où ça fonctionnait pas.
Maintenant j'ai envie de changer les choses, mais j'ai quand même la crainte que ce ne soit pas accepté, pas reconnu, et que je passe encore pour une feignante, sans volonté, connasse ou je-ne-sais-quoi. Mais si j’intègre complétement qui je suis, j'aurai sans doute les armes de l'expliquer correctement.

Allez, on y croit !

Pis la prochaine fois, je vous raconte pourquoi MichMich il m'a fait chouiner aussi. C'est un peu en lien avec ça en fait. Mais là, l'Elfe et sa copine trop cool de Bordeaux qu'est venu le voir ont envie de se coucher, et je vole un peu l'ordi de la maison...

vendredi 25 janvier 2013

L'info (f)utile

Sinon !

Y'a Pogo et Clémentine qui viennent habiter dans ma maison le temps qu'ils trouvent une maison dans cette ville. Et BabyBoy qui m'a ajouté en amitié sur le réseau social bleu sans oiseau.

Ma vie, est fascinante.

Dreams part two

People,

J'ai à peu près pigé le message de l'ordre cosmique des choses quand il m'a fait faire ce rêve d'accouchement plein-air dans un box et de placenta rependu au sol. Surtout qu'il a été top funky, l'après-midi même il me donnait : MES RÈGLES ! (Au cas où je sois trop teubé pour pas pigé que c'était pas un rêve prémonitoire tout ça tu vois).

Bon, bein là pour la fin de mes règles, il m'a joué un sacré tour : j'ai encore rêvé de môme putain ! Mais laisse moi t'expliquer comment c'était drôle (et que je regarde beaucoup trop Buffy).

L'Elfe et moi-même (ouais, même dans mes rêves je fais des bébés avec l'Elfe, c'est pas trop la puissance de l'Amour suprême ça ?) étions dans une espèce de petite cour, avec de l'herbe (mais pas de placenta) et avec nous un enfant. Un petit garçon même. Mais pas un babe, le gosse il marchait déjà bien tu vois.
Et on s'approche d'un espèce d'immeuble en ruine où tout le bas de l'immeuble est vide-de-vie, avec des détritus genre usine désaffectée à Détroit :

Ca mes petitEs, c'est Yves Marchand et Romain Meffre.
Googelise-moi ça tu vas voir comment c'est beau.
Et donc notre petit garçon veut et va se dégourdir les gambettes là bas dessous. Moi, lamère (spécial décidasse à l'Homme Susceptible) je suis z'inquiète. Mais je sens que je dois laisser faire. Je sens que le plafond va s'écrouler sur le gosse mais tu vois, j'laisse faire. Limite j'attends.
Et là l'Elfe, preux-chevalier-père-valeureux, cours après son enfant et au moment où le plafond du haut s'écroule sur l'enfant (qu'est ce qu'elle avait bien dit Muche hein ?!) il sauve notre progéniture d'une mort certaine.

Bon. Mettons. Mais le plus rigolo arrive.

Au moment où l'Elfe secourt l'enfant-humain (où était l'enfant-chat, je ne sais pas) il y a une ellipse, comme à la tévé. C'est à dire que d'un coup, l'ambiance change totalement et on sait que c'est "quelque temps plus tard". Et là, là arrive la scène de ouf. (Surtout pour moi qui l'ai vu en fait, vous, vous z'aller vous en foutre un peu mais, eh c'est mon blogue).

Donc là qu'est ce qu'on voit ? Dans une ambiance un peu sépia et poussière, on voit Willow (Willow de Buffy, la sorcière, pas le teu-po un peu petit de Madmartigan). Et là on se croirait dans une pub : on la voit mettre des lunettes à mon enfant. Des lunettes qu'elle a fabriqué en fait. Et on voit d'abord l'intérieur des lunettes (genre c'est comme la neige à la tévé un peu, avec des rayons lumineux qui en sortent) puis l'Enfant met ces lunettes et là, ça ressemble à des lunettes classiques, quoiqu'un peu teinté. Et l'Enfant souris. La pub est réussi.
Mais c'est pas fini ! Et soudainement, on quitte la pub et on apparaît... dans un documentaire. Genre l'écran se coupe en deux (je rappelle qui a pas d'écran dans le rêve, donc c'est très drôle à voir) et en gros d'un côté on voit mon enfant triste-malheureux-incompris-perdu sur du noir et blanc et dans l'autre trop-heureux-j'ai-survécu-ouf-miracle et tout est en couleur. La différence entre ces deux morceaux d'écran-sans-écran ? Les lunettes (qu'il porte bien entendu dans la deuxième partie). Et là, gros wtf, une inscription apparaît à l'écran.

Et on apprend que en fait, l'Enfant à le syndrome de l'ENFANT SERPENT. Avant, il voyait tout en noir et blanc, et c'est pour ça qu'il était dur comme enfant, et triste, et bizarre, et colérique, et tout (le premier qui dit qu'il était comme sa mère...) et là, grâce aux lunettes de Willow, il voit tout en couleur, youh-hou ! Et il peut devenir un enfant heureux.

Alors maintenant, j'aimerais qu'on m'explique. J'ai à peu près les cartes (je suis serpent, le nouvel an chinois arrive, tout ça) mais C'EST QUOI CES LUNETTES ?! Et qu'est ce que WILLOW fou là hein ?!
Non mais j'te jure...

Ah et sinon, tu l'croiras ou tu l'croiras pas, mais juste avant ce rêve j'ai rêvé de Péroni. Et bah IMPOSSIBLE de me souvenir à quel sujet.
J'aurais du le noter, quelle quiche.

Sinon, je suis dans une grosse période : crise de transfuge de classe (hihi, j'aime bien donner des grands concepts flous comme ça). Et comme j'ai bien envie de détailler tout ce que ça veut dire, je ferais un article dessus, mais après.

Là je dois organiser ma vie pour voir Vallon, ma copine de l'internet qui descend de Paris pour Lyon pour le wikande. Alors on va peut-être allé boire un verre de yaourt aux fruits et toussa.

Et aussi après je vais à PARIS demain ! Avec Nabil !
Je pars EN BUS (lol) samedi à 16h (ouais, j'arrive à 23h ouais), on dort chez ma keupine Pomme (Pomme c'est l'ex petite amie de l'Elfe mais qu'était ma copine avant que je connaisse l'Elfe et qui a eu du mal au début de la naissance de l'Amour suprême entre l'Elfe et moi alors dès qu'elle a pu elle a essayer de faire des bisous avec la langue à un autre ex à moi, la coquine). Bref, on dort chez ma keupine Pomme, et après le lendemain on va marcher dans la rue pour dire que ouais, d'abord, on veut trop se marier et adopter.
On veut pleins d'autre trucs aussi hein, mais en ce moment, le truc c'est ça, on veut l'accès à la fâmille classique et reconnue et tout et tout.

Et après le soir à 23h, on rentre. Encore en bus (re-lol). Et on arrive dans notre ville à 6h du mat. Et on a cours à 14h. Mais tout va bien.

Et surtout si je fais ça (alors que j'ai pas un kopeck) c'est parce que cet A/R me coûte... 10€. 'est tout !
Merci idbus. *calins*

Voilà, quand je rentrerais de mon périple je vous raconterais comment que c'était le voyage dans la famille du centre du monde, comment que c'était le voyage à Paris, si j'ai encore fait des rêves de l'ordre cosmique des choses et je vous raconterais cette histoire de transfuge de classe.
Vous allez voir, ça va beaucoup vous intéresser. Je vous met l'eau à la bouche avec une info de la plus haute importance : à cause de cette histoire, Monsieur l'Homme Susceptible et bah il m'a fait PLEURER !
Avec des larmes et tout. Genre j'ai inauguré l'école de mon eau salée !

Alors t'imagines un peu ?

(Sinon, ça serait pas mal d'avoir des nouvelles de certains personnes. Parce que bon, je suis pas trop du genre à faire des crises de couples tu genre "han si tu m'appelles pas une fois par semaine je te parle plus jamais t'es qu'un connasse" mais apparemment c'est le genre de truc qui marche chez vous. Il m'est moralement impossible de me rabaisser à un tel comportement de NAZI donc avant de toujours m'emmerder avec ma paille dans les cheveux, merci de regarder VOS POUTRES !)
(Je donne pas de noms parce que y'a pas besoin, j'ai récemment discuté avec les personnes non-concernéEs.  Par contre les triplettes là, vous pouvez vous sentir visées du viseur, j'vous l'dit).